‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 278 sur 417 · II est oxyton. Sur ce personnage, voir plus haut, p · texte numérisé non relu

II est oxyton. Sur ce personnage, voir plus haut, p

5. Cf. encore les passages X, 39, 3; 1, 112, 12, qui, sans renfermer de nom propre, paraissent se rapporter à notre mythe : les Açvins aident tf celui qui o*est pas rapide» et font avancer le char « qui est sans chevaux ».

cheval-Soma rappellerait celui du Soma porté par un oiseau qui ne représente également à Torigine que Soma lui-même. L'analogie serait plus grande encore si le cheval de Pedu devait être identifié au cheval « volant » qui est mentionné au vers 2 de l'hymne I, 180 aux Açvins. Cette citation, du reste, suggère un rapprochement bien plus important, celui des chevaux ailés avec lesquels les Açvins opèrent, comme nous le verrons * le sauvetage de Bhujyu, c'est-à-dire d'an personnage dont l'identité primitive avec Soma sera prouvée par des arguments directs ^. Mais voici une dernière citation qui me parait décisive. On sait que l'oiseau qui emportait le Soma a été blessé par l'archer Kriçânu^; or nous trouvons une mention expresse de ce mythe dans le passage suivant, où l'oiseau est remplacé par le cheval, et où les Açvins, divinités essentiellement pacifiques, semblent chercher à détourner par leurs hommages la flèche du gardien avare : I, 112, 21. « Vous honorez Kriçânu quand il lance (sa flèche), vous avez aidé le cheval du jeune (Soma) à courir. »

On peut encore rapprocher du cheval portant Soma celui dont il est question aux vers 1, 116, 7; 117, 6: Les Açvins font couler cent cruches de liqueur de son sabot pris comme « tamis j».

Enfin, dans le mythe de Syûmaraçmi, c'est le cheval luimême qui est considéré comme le protégé des Açvins, I, 112, 16. A la vérité, Syûmaraçmi n'est pas donné expressément pour un cheval; mais son nom même, qui parait signifier « dont les rênes sont bien attachées », et surtout la formule du vers I, 112, 16 « Vous avez mis en mouvement les flèches pour Syûmaraçmi », nous invitent à l'identifier au cheval de Pedu « qui s'élance au ciel par l'opération des flèches ». Que ce cheval soit ailleurs un sacrificateur chez lequel Indra boit le Soma, Vâl., 4, 2, il n'y a rien là qui puisse nous étonner : Ëtaça n'est-il pas aussi, tantôt un cheval, tantôt un sacrificateur?

Dadhikrâvan ou Dadhikrâ est encore un cheval* mythique qu'il paraît naturel de rapprocher de Syûmaraçmi et du che-

2. Rebha, qui représeate Soma comme Bhujyu (III, p. 20), est comparé avant sa délivrance k un cheval caché, I, 117, 4 : nouvel argument en faveur de ridentité de Soma et du cheval qui le porte.

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