I, p. 201 et suivantes
6. Il est clair qu'il pourrait représenter aussi Agni. Celui-ci, claos le vers III, 29, 6, est comparé non seulement à un cheval, muis, à ce qu'il semble, au cheval donné par les Açvins.
outre dans les vers V, 52, 1 ; 61, 5; 81, 5, Cyâvâçva « celui qui a un cheval noir » *.
Du tt piéton », de celui « qui a un mauvais cheval », de celui « qui a un cheval noir », il faut encore rapprocher « celui qui n'a pas de cheval », Vyaçva. Le dernier passe pour le chef d'une race désignée par le pluriel de son nom, VIII, 24, 28 et 29, et dont un ou plusieurs membres reçoivent le patronymique vaiyaçva, VIII, 23, 24 ; 24, 23 ; 26, 11. Le mot vyaçva a fourni une formule vyaçvavai « comme Vyaçva», ou « comme chez Vyaçva », analogue à tant d'autres qui sont destinées à rappeler la piété des anciens sacrificateurs et la façon dont les dieux Tout récompensée. Elle nous présente Vyaçva comme un adorateur et un protégé d'Agni, Vm, 23, 23, cf. 16, de Soma, IX, 65, 7, d'Indra VIII, 24,22, et enfin des Açvins, VIII, 26, 9, qu'il a invoqués VIII, 9, 10, et qui l'ont secouru, I, 112, 15.
Nous aurons à étudier ailleurs^ le personnage de^ijrâçva, «qui a des chevaux sombres », et celui de Saptavadhri ^, « qui a sept (chevaux) hongres ». Au nom de ce dernier il faut comparer celui de Vadhryaçva, qui, malgré son accentuations doit être possessif et signifier pareillement a qui a un cheval ou des chevaux hongres » .
Vadhryaçva ne figure pas dans la légende des Açvins, et Cyâvâçva, Vyaçva, iîijrâçva et Saptavadhri ne se rattachent plus au mythe du cheval que par leur nom même. Il m'a paru intéressant toutefois de rapprocher ces noms de celui de Pedu * et légitime de chercher à expliquer, les uns par les autres, des personnages de noms équivalents. Or nous verrons que iîijrâçva et Saptavadhri sont des héros incontestablement mythiques et paraissant représenter Agni ou Soma.
Si Pedu représentait Soma, il serait donc originairement identique au cheval que les Açvins lui amènent. Cette conséquence n'est pas un objection contre notre double interprétation. Au contraire, le mythe du Soma porté par le
i. Cyâvâçva paraît être un personnage réel, V, 52, 1; VIII, 36,7; 37, 7. Mais le nom d*an personnage réel peut très bien être d'origine mythique. 1 III, p. 5 et suivantes.