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6. Ce sens est certain pour la foi me dadhanvatah, épithète de driieh « outre », au vers VI, 4S, 18, et la comparaisoa de ce passage avec le vers X, 113, 2, d'une part, et le vers IV, 43, 1, de Pautre (cf. encore 5 du même hymne et IX, 107, 1), me parait indiquer, indépendamment des rapprochements présentés dans le texte, que la forme dadhanvân est le nominatif du même mot, et non, comme Ten tendent M. Roth et M. Qraiwmann,du participe parfait de dhanv.
tour à une outre renfermant le Soma céleste, VI, 48, 18, et sans doute identique à celle que le vers IV, 45, 1 place sur le char des Açvins, puis au Soma lui-même, IX, 67, 2, et enfin, semble-t-il, à un préparateur divin du Soma, IX, 107, 1 *, peut-être aussi à Vishnu, X, 113, 2*, dans lequel nous avons également reconnu un préparateur du Soma céleste, identifié quelquefois à Soma lui-même.
C'est aux mythes étudiés dans le présent paragraphe que paraît devoir être demandée Texplication du nom des Açvins ^ dérivé de aeva « cheval » avec le suffixe possessif in ; ce mot sert d'épithète à la richesse « qui consiste en chevaux », IV, 37, 5; V, 4, 11; VI, 45, 21; VIII, 6, 9; IX, 4, 10; 62, 12; 63, 12; 67, 6; 93, 4; X, 156, 3, cf. X, 75, 9*, à récurie « pleine de chevaux », X, 25, 5, au sacrifice « qui procure des chevaux », IV, 2, 5. Appliqué à l'homme, il signifie « qui a un cheval ou des chevaux », II, 27, 16; VIII, 4, 9; 32, 9. Comme nom du couple divin, il rappelle surtout le mythe du cheval donné par les Açvins à celui qui était saus cheval ou qui n'avait qu'un mauvais cheval.
§ III. — Aveugles guéris.
On a vu plus haut ^ que les Açvins rendent la vue à a l'aveugle », L 112, 8; X, 39, 3. Cette formule a pu être entendue d'une action curative exercée par eux en faveur d'aveugles réels; mais elle a certainement une origine mythique. L'aveugle représente primitivement le soleil, ou
1. La coDStruotion de ce vers est difficile. Il semble bien pourtant que dadhanvàn se rapporte au sujet de sushâva. Cf., dans l^hymne IV, 45, d'une part, le vers 1 où figure Y c outre » des Açvins, de l'autre le vers 5 dont la fin rappelle celle du vers IX, 107, 1. Le sacrificateur qui y est mentionné (cf. vers 7) reçoit Tépithète larani, qui parait TideDlifier au soleil, I, 50, 4; VII, 63, 4, ou au cheval, cf. III, 49. 3 ; VII, 67, 8, du soleil (cf. vers 6), et l'assimiler ainsi à Etaça et & Dadhyanc lui-même. Les « mains brillantes* pourraient être les rayons solaires distillaut le Soma sous forme de lumière.