Voir ci-dessus
45, 3. Le ma^cfala V du Aig-Veda est attribué tout entier à la famille d'Atri dont le nom s'y rencontre en effet souvent, V, 7, 10; 15, 5 ; 73, 6 ; 74, 1, surtout dans la formule a(Wi;a« « comme chez Atri », V, 4, 9; 7, 8; 22, 1 ; 40, 6 et 8 ; 51, 8; 72, 1, ainsi que celui des Atris ses descendants, V, 22, 4; 39, 5; 40, 9; 67, 5, qu'on retrouve encore aux vers VIII, 36, 6; 38, 8.
Protégé d'Indra , protégé d'Agni , Atri l'est aussi , et surtout, des Açvins, I, 112, 16 ; 183. 5; VIII, 5, 25 ; 35, 19; 42, 5 ; X, 143, 3, et c*est à la légende des Açvios qu'appartient le mythe le plus caractéristique qui le concerne ainsi que Saptavadhri. *
Cette légende nous offre en outre quelques traits qui rapprochent Atri de certains autres protégés des mêmes dieux, et qu'il faut énumérer d'abord. Les Acvins ont délivré Atri de Tobscurité, VI, 50, 10; VII, 71, 5. Ils l'ont rajeuni, lui qui était vieilli « conformément à l'ordre du monde », vilajur: ils l'ont rajeuni, « comme un cheval », pour lui faire atteindre le but, X, 143, 1. C'est ainsi qu'il est devenu « le plus jeune », ibid,, 2, ainsi qu'Agni *. Enfin ils délivrent Atri d'une fosse où il était tombé, I, 117, 3 ; V, 78, 4, lui le rishi « commun aux cinq races », I, 117, 3, et pour cela ils mettent à néant les ruses du « méchant Dasyu*», ibid. Je renvoie le lecteur aux explications qui ont été proposées déjà ou qui le seront plus loin pour les mythes semblables^: dans tous, le protégé des Açvins paraît représenter Agni ou Soma sous l'une quelconque de leurs formes.
Mais voici un trait nouveau, et assez embarrassant à première vue : la fosse où est tombé Atri est le plus souvent une fosse brûlante : 1, 116, 8. « Vous avez, par la fraîcheur, écarté pour lui l'ardeur du feu ; vous lui avez donné unbreu- Tage fortifiant; vous avez, ô Açvins, heureusement tiré de la fosse, où il était tombé, Atri ainsi que toute sa troupe^ ». Le mot a fosse » est sous-entendu dans le vers suivant : 1 118, 7. « A Atri, tombé dans la (fosse) brûlante, vous avez
1. Un autre détail du même vers parait signifier qu*en détachant Atri comme on dénoue un nœud, ils le lancent dans Tatmosphère, ce qui ne pourrait se rapporter qtt*au feu céleste.
2. Cf. Le «t méchant père » dans les légendes de Aijrâçva, de Bhujyu et de Rebha, III, p. 5 et suivantes.