Cf. I, 112, 3, cité plus haut, p
mère céleste, aarore ou nuée, du veau nourrisson de deux mères auquel est pareillement appliqué le mot çayu^ et, qui, comme nous l'avons dit, n'est autre qu'Agni. C*est la mère céleste qui tour à tour retient et livre son laits et qui ne le livre que grâce a Tintervention des Açvins.
La faveur que les Açvins font à Triçoka, à Çara, à Gotama, ne diffère pas essentiellement de celle qu'ils font à Çayu. Gotama nous est déjà connu comme un favori dlndra^, et il est secouru par les Maruts à peu près dans les mêmes conditions et de la même manière que par les Açvins. Ceux-ci, comme les Maruts, I, 85, 11, cf. 88, 4 et 5, renversent Toutre, évidemment Toutre céleste, et font couler les eaux pour Gotama altéré, I, 116, 9, qui les a invoqués ainsi qu*Atri I, 183, 5. Le nom de Çara figure dans une dànastuli^ VIII, 50, 13 et 14, comme celui d*un riche sacrifiant. Mais ce nom, dont les sens sont « roseau i> et a flèche », a pu désigner primitivement Tarme céleste à laquelle le Soma est souvent identifié'. Quoi qu*ilensoit, nous lisons au vers I, 116,22, qu*en faveur de Çara ^Ircatka (fils de Aicatka), les Açvins ont tiré Teaudu fond d*un puits, pour la lui donner à boire, et il n'est guère douteux que cette eau et ce puits soient une eau et un puits célestes. Avec Triçoka, nous revenons au mythe de la vache, ou plutôt des vaches ^. En effet, ce protégé des Açvins a, parleur faveur, c<fait sortir les vaches», 1, 112, 12. Nous savons déjà^ qu'Indra lui a rendu le même service : il a, pour Triçoka, fendu la vaste montagne, afin que les vaches en sortent, VIII, 45, 30. On reconnaît la formule ordinaire de la conquête des vaches. Quant au nom de triçoka^ comme nous Favons remarqué déjà, nul n*a pu mieux convenir à désigner primitivement Agni ou Soma.
De la vache mauvaise laitière à la femme de Teunuque la transition est facile. Dans le mythe précédent, le personnage favorisé par les Açvins était le nourrisson de la vache. Dans celui-ci, c'est la femme que les Açvins exaucent en lui