Sacate^ cf. I, 164, 50; X
2. Cf. plus haut, Soma précédant la parole et les riviërea, p. 27.
3. Je ne crois pas d'ailleurs qu*il faille chercher ici un exemple de Tidentiflcation, encore très rare dans le Jlig-Veda, de Soma avec la lune.
impossible de méconnaître dans une pareille formule une allusion au soleil dont Soma est Timage terrestre.
Soma est aussi un mâle qui désire l'aurore et la nuit, IX, 5, 6. On le compare au soleil poursuivant l'aurore, IX, 84, 2. Nous retrouverons dans la section suivante deux passages où les femmes qu'il va trouver au rendez-vous, IX, 86, 32, et les troupeaux dont il est le taureau, IX, 71, 9, ne sont pas autrement désignés, mais qu'il peut être utile de signaler ici, parce que Soma y figure comme revêtu des rayons du soleil. Il n'est pas impossible que l'emploi du mot usriyà, dérivé du nom de l*aurore\ pour désigner les vaches (eaux, lait ou prières) auxquelles Soma s'unit dans la cuve, pareil à un homme qui va trouver une femme au rendez-vous, IX, 93, 2, cf. 96, 14, renferme une allusion à l'union que, sous sa forme céleste, il contracte avec les aurores.
Enfin, Soma est appelé aux vers IX, 65, 1 et 67, 9, un soleil mis en mouvement par des sœurs qui reçoivent ellesmêmes le nom d'tim. Ce dernier mot, qu'on ne retrouve pas ailleurs, ou bien a le sens d'<( aurore », ou tout au moins doit, d'après le contexte comme d'après son étroite parenté avec les noms de l'aurore, renfermer une allusion à ce phénomène. Si donc il s'agit là par exemple des doigts qui pressent le Soma terrestre, le poète n'en a pas moins en vue le Soma-soleil enfanté par l'aurore. Au vers I, 121, 6, le Soma comparé au soleil qui sort brillant de l'aurore est peutêtre le soleil lui-même ; c'est en tout cas un Soma céleste, pressé par des sacriflcateurà qui, comme les compagnons de Brahmanas pati* dont la sueur est un lait chaud (le lait des nuages), X, 67, 7, cf. VII, 103, 8, emploient comme ofirande leur propre sueur, sveduhavyath^ cf. I, 173, 2. Nous pouvons maintenant comprendre l'épithète jyotirjardyu « qui a pour chorion la lumière », donnée au vers X, 123, 1 à Soma-Gandharva-Vena. L'enveloppe brillante de l'embryon qui doit être Soma est l'aurore d'où il sort sous la forme du soleil.