‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 301 sur 417 · Cf. I, p · texte numérisé non relu

Cf. I, p

5. Les Açvins sont eux-mêmes comparés à deux pajra dans rhymne obscur X, 106, au vers 7,

7. L'un d'eux serait pqjra sûman, VIII, 4, 17; 6, 47. Au vers 1, 190, 5, les Pijns semblent considérés comme des ennemis. L*épithëte pajra-hoshin^ VI, ^^f 4, appliquée à Indra et Agni, signifie peut^tre a honoré par les Pajras»*

gulier (vers 13). On peut conclure de là que Kakshîvatest considéré lui-même comme un ancêtre des Pajras. Nous venons de voir du reste que, sous le nom de pajriya, il peut représenter Soma, comme Pajra lui-même.

D'ailleurs, sous le nom même de Kakshîvat, qui rappelle l'expression kakshyo mada\i\, 44, 11, désignant vraisemblablement Soma, notre héros figure, dans un vers à la vérité assez obscur, X, 61, 16, parallèlement à Agni, peut-être comme représentant Soma. Sans doute il passe pour un rishi comme la plupart des formes de Soma et d'Agni, mais pour un rishi très ancien*, ainsi que le prouve ce vers où un poète s'identifie successivement à différents ancêtres de la race humaine, en même temps qu'au soleil : IV, 26, 1. « J*ai été Manu et Sûrya, je suis le rishi, le prêtre Kakshîvat... Je suis le sage Uçanâ, regardez-moi. »

Kakshîvat, soit sous ce nom, soit sous ceuxde Pajriyaou d'Auçija, est un protégé d'Indra, X, 25, 10, mais surtout des Açvins, I, 119, 9 ; 120, 5, cité au vers VIII, 9, 10 parmi plusieurs autres favoris de ces dieux, et pour lequel ils semblent, d'après les versl, 116, 7 et 117, 6 rapprochés, avoir fait couler cent cruches de liqueur du sabot du cheval niàle.

Sous le nom d'Auçija, suivi de celui de Kakshîvat, il reçoit la qualification de « marchand dont la renommée s'étend au loin », 1, 112, 11. Le poète ajoute que, grâce aux Açvins, l'urne, évidemment l'unie céleste, a répandu pour lui sa liqueur. Il ne faudrait pas croire que la qualité de marchand enlève à notre héros son caractère mythique : dans l'Atharva- Veda, III, 15, 1, elle est attribuée à Indra lui-même. Ici elle fait sans doute allusion au long voyage accompli par Soma-Kakshîvat sous la forme du soleil. C'est du moins ridée que suggère Tépithète vanku « qui caracole », appliquée au marchand mythique dans un autre passage, V, 45, 6, où il ft acquiert » également les eaux: cette épilhète suggère en eflFet ridée d'un cheval, et nécessairement ici d'un cheyal céleste.

C*est à ce Kakshîvat que les Açvins ont donné Purawdhi. J'ai dit qu'ils semblaient la lui donner pour épouse puisqu'il est un des protégés qu'ils marient. Il ne peut y avoir de doute au moins sur le sens du vers I, 51 , 13, d'après lequel

1. Dans la ddnasiuti des vers I, 126, S et 3, il peut être question d'ua membre de la famiUe des Kakshivats ou Pajras, et non de Tancêtre luimême.

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