Voir plus haut, p
3. Nous ayons vu (p. 428} que Pûshan, qui remplace Soma comme époox de SùryA, est aussi considéré comme le « fils» de son « amante ».
5. Je ne pense pas que ce mot désigne jamais, comme le veulent M. Hoth et M. Grassmann, une partie du char. Les cuves «dégouttantes» du char des Açvins, 1, 87, 2, contiennent évidemment le Soma, on, selon la formule ordinaire des hymnes adressés à ces divinités, le madhu (voir ci-dessus, p. 433). Le char est lui-même appelé une cuve, en tadt qu'il porte le madhu^ VIII, 2i,9, cf. 20, 8 (et VI, 54, 3, où la cuve de Pûshan rappelle rassirailation de Pûshan à Soma).
soleil, la substitation de ce dieu à Soma est une nouvelle raison d'écarter Tinterprétation qui identifie Tépoux de Sûryâ à la lune.
Nous avons relevé aussi" le rapprochement au vers I, 117, 13, de la fille du soleil et d*un personnage que les Açvins rajeunissent pour le marier, Cyavâna.
Enfin, la fiancée réelle passe pour avoir été réponse, non seulement de Soma, mais encore du Gandharva * et d'Agni : rhomme n'est que son quatrième époux, X, 85, 40 et 41. La seule explication possible de cette conception bizarre est que Sùryâ, prototype de l'épouse mortelle, a eu elle-même pour époux le Gandharva et Agni aussi bien que Soma, et c'est ce qui est dit formellement pour Agni au vers X, 85, 38, cf. 39. Or le Gandharva, désigné encore aux vers X, 85, 21 et 22 par le nom de Viçvâvasu, cf. X, 139, 4-6, est, dans les hymnes, plusieurs fois identifié à Soma ^. Il Test particulièrement à Soma-Vena*, ce qui rappelle le nom de vend « bienaimée» de Soma, donné à Sûryâ, I, 34, 2. Quant à Agni, nous ne pouvons nous étonner de le voir remplacer Soma, les deux éléments mâles du sacrifice jouant, en général, des rôles équivalents dans la mythologie védique.
Le vers X, 85, 40 assigne un rang particulier à chacun des époux divins de la fiancée réelle : le premier aurait été Soma, le second le Gandharva, le troisième Agni. Mais Téquivalence essentielle de Soma, du Gandharva et d'Agni ne permet pas de voir là un trait primitif du mythe. Le Gandharva, en tant que distingué de Soma, aurait pu passer plutôt pour le premier époux de Sûryâ; car il est aussi Tune des formes du Père^ et semble, aux vers X, 10, 4-5, confondu avec Savitri *^, c'est-à-dire avec le père de Sûryâ, qui, sous le nom de Tvash/ri, épouse sa propre fille, ou tout au moins la retient, ne la livre pas à son époux.
5. Au Ters IX, 14 3, 3, où la fille du Soleil figare, dod plus comme Pepouse de Soma, mais comme uae sorte de prêtresse du Soma céleste, nous retrouvons également le nom de Gandharva, mais au pluriel.