‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 315 sur 417 · LE COUPLE DES AÇVINS · texte numérisé non relu

LE COUPLE DES AÇVINS

Après avoir étudié les œuvres des Acvins et avoir reconna dans leurs protégés les éléments ordinaires de la mythologie védique, il nous reste à chercher ce qu'ils représentent eux-mêmes, en insistant particulièrement sur le fait caractéristique qu'ils constituent un couple.

Ce couple semble à première vue indissoluble. L*étroite union des Âçvins a inspiré aux auteurs des hymnes II, 39 et X^ 106 de véritables litanies de duels. Pour ne citer que les traits les plus curieux, ils sont comparés aux deux yeux, aux deux lèvres, aux deux narines, aux deux oreilles, aux deux mains, aux deux pieds de Thomme, II, 39, 5 et 6, cf. 7 et X, 106, 9, ou même aux deux seins de la femme, parce que c'est d'eux que vient la nourriture, II, 39, 6. C'est ainsi qu'on exprime à la fois l'idée qu'ils sont indissolublement unis, et qu'ils rendent à leurs suppliants les services les plus indispensables : ils conduisent au but comme les pieds, ils donnent des avertissements comme les narines, etc. On les compare encore aux deux ailes d'un oiseau, X, 106,3.

Mais cette union étroite n'empêche pas que, dans plus d'un texte, les deux Açvins ne paraissent distingués l'un de l'autre. Ils le sont formellement aux vers 4-6 de l'hymne I, 181. L'un des Açvins y est appelé à la fois un «riche bienfaiteur» {suri) cf. maghavan*, et un « vainqueur » ; c'est sans doute au même que le poète attribue deux Haris ou chevaux bais ; et c est encore lui sans doute qui fait couler les rivières célestes vers ses suppliants, c'est-à-dire sur la terre; tous ces traits conviendraient merveilleusement à Indra ^.

Or, au vers 1, 109, 4, Indra et Agni reçoivent formellement

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