Cf. I, 164, 47; 11,24, 6 et
6. Ils ne diffèrent pas de» taureaux; et., en particulierf I, 164, 47.
ter, 6 dieux, et vous, mortels, nejie voyez-vous pas ? Entendezmoi, ciel et terre!
a 17. Trita, tombé dans le puits, appelle les dieux à son secours. Brihaspati Ta entendu et lui ouvre Tespace hors de sa prison. Entendez-moi, ciel et terre!
« 18. Le loup rouge m'a vu une fois passant par le chemin. Il se lève effrayé, avec des douleurs de côtes S comme le charpentier '. Entendez-moi, ciel et terre!
« 19. Puissions-nous par cet hymne, avec Indra pour protecteur, prospérer dans notre demeure et conserver tous nos héros ! Que Mitra et Varuna nous accordent ce bonheur, et Aditi, et la mer, et la terre et le ciel! »
Du fatras mystique de ce curieux morceau, il n'est pas bien difficile de dégager les trois points que j'ai vot/lu établir. — Premièrement, le vita est la loi du sacrifice, loi que le prêtre est avide de connaître « 0 dieux, quel est pour vous le rita, quel est Vanriia ? — Quelle est pour vous, quelle est pour Varuna la manifestation régulière du rtVa? », cf. 7, 8, et que Varuna lui révèle a Varuna... dispose nos cœurs aux bonnes pensées ; qu'un nouveau rita prenne naissance ! » — Secondement, le rita est la loi des phénomènes célestes : « Les rivières distillent le vita ». La loi du sacrifice et la loi des phénomènes célestes se correspondent d'ailleurs, et se confondent même dans le mythe des sacrificateurs célestes auxquels font allusion les vers 9-11, et dont le « retour » (vers 10) équivaut à l'apparition de la lumière et à la chute de la pluie. En ce sens la question que renferme le vers 4 est susceptible d'une double interprétation. En demandant où est passé le rita ancien , le poëte peut avoir en vue, tant le sacrifice dont les anciens prêtres ont emporté le secret dans le ciel, que les phénomènes auxquels ils président actuellement, ou auxquels ils sont eux-mêmes assimilés. — Troisièmement enfin, le parallélisme des mots rita et satya au vers 12 prouve que le mot rita, outre l'idée naturaliste et l'idée liturgique, éveillait aussi une idée morale.
Un rapport analogue à celui qui vient d'être signalé entre les mots rita et satya s'observe également entre ce dernier
i. Indice de Teffroi, comme plus haut (Ters 8) de Tinquiétude.
3. Le loup, comparé au charpentier, tashiri, ne représenterait* il pas ici Tvashfri (cf. p. 45), que nous ayons déjà cru voir représenté sous la forme d'un chien (p. 54 et 60}f
et un autre des termes qui expriment l'idée de loi, le mot dharman, au vers X, 170, 2 : <c Le satya » ou « la lumière «a(j^a^ véridique )» , est adaptée au dAar/;»an inébranlable du ciel », c'est-à-dire sert à soutenir le ciel '.
SECTION IX