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des forces, il (raigle) a traversé les airs. » C'est apparemment Puramdhi, la parole sacrée, qui a donné des forces à Toiseau en Texcitant. Il va sans dire que si la descente dn Soma est un mythe de Forage, la parole sacrée représente ici originairement la yoix du tonnerre. Le mot que je traduis « là-haut » est hjnâ. Il me parait désigner proprement le séjoar invisible^ considéré, tantôt comme la retraite, tantôt comme la prison de Soma, de la prière, et de tous les éléments qui jouent un rôle analogue dans la mythologie védique. D'après le Nirukta, il signifierait au contraire « ici » ; mais c'est là, je crois, une erreur dont il n*est peut*être pas impossible de retrouver l'origine. La formule irmâ puramdhir ajahâd ardtih se retrouve au vers 7 de Thymne IV, 26, également consacré à la descente du Soma porté par l'aigle, et le mot atrd y est substitué à îrmd. On en aura conclu à Téquivalence des deux mots. Mais dans ce dernier passage, Puratndlii est arrivée sur la terre comme Soma lui-même : « Ici Puramdhi a laissé derrière elle les avares ; dans l'ivresse du Soma, le sage a laissé derrière lui les (avares) insensés. » Paramdhi triomphe des avares terrestres, c'est-à-dire des impies, comme elle a triomphé des avares célestes, c'est-à-dire des démons ou des dieux malveillants, et ici-bas comme làhaut, elle opère en compagnie du Soma qui, lui aussi, iorm la sagesse.
Il y a mieux. L'opposition de ces deux formules nous explique l'opposition de notre vers 3, adha dyor vi yod yadi vôUi ûhxùi puramdhim : Puramdhi a été emmenée» soit du ciel, soit d*ici. Ce n'est pas tout encore. Au vers DC, 90, 4, Soma est prié d'amener en coulant les deux Puramdhi. Les rapprochements s'accumulent et se confirment. Je traduirai donc avec une certaine confiance notre vers 3 de la manière suivante : « Soit que l'aigle ait poussé un cri de là-haut, soit qu'on ait emporté Puramdhi du ciel ou d'ici-bas, soit que le vigilant archer Kriçànu l'ait laissé partir (le Soma), ou qu'il ait lâché pour le frapper la corde de son arc... » Maintenant j'avoue que je comprends mieux l'enlèvement de la prière céleste, qui doit ne pas être d'ailleurs sans rapport avec le cri de Taigle, que celui de la prière terrestre. Mais je crois au moins que ma construction est exacte, et si mon mot à mot laisse incontestablement beaucoup à faire aux interprètes