Si Ton rapporte te, non kjrnyàh mais à budhnam
comme au vers 111,55, 7 \ une forme cachée d'Agni.la forme « supérieure » du feu qui « s'unit aux eaux ». L'idée exprimée serait donc celle d'une action de la prière sur le feu céleste. Au vers 1,164,9, au contraire, le « fœtus qui se tient au milieu des femelles de la demeure * » parait bien être l'élément mâle du sacrifice. Mais c'est alors cet élément mâle qui exerce sur le ciel, de concert avec la Dakshinâ ou salaire du sacrifice, une action que le poète décrit en ces termes : « La mère (céleste) a été attelée au joug de la Dakshinâ... Le veau a mugi, il a aperçu la vache qui prend toutes les formes dans les trois yojanas. » Agni est aussi associé, au moins indirectement, à l'action que les vers I, 73, 6 et 141, 1, appartenant à des hymnes composés en son honneur, semblent attribuer aux femelles terrestres sur les femelles célestes. Dans le premier, nous voyons les rivières sortir de la montagne, c'est-à-dire les eaux tomber du nuage, à l'appel des « vaches de la loi », représentant sans doute les prières. Dans le second, les vaches de la loi représenteraient au contraire les femelles célestes qui sont « amenées » quand la prière « réussit » '. Agni joue aussi un grand rôle dans l'hymne III, 55, où nous lisons au vers 8, que la prière a s'avance entre (les deux mondes) au-devant du don de la vache ». Le vers X, 20, 2, porte expressément que c'est sous sa loi que les femelles désignées par le mot eni* a cherchent le pis de la mère dans le ciel », et il semble bien qu'une telle formule ne peut s'appliquer qu'aux femelles liturgiques, à la recherche des trésors célestes. C'est ainsi que la prière à laquelle le vers IX, 69, 1, associe, non plus Agni, mais Soma, est comparée à un veau qui tette sa mère. Au vers IX, 75, 3, c'est Soma lui-même qui fait briller les aurores, alors que les vaches ^ de la loi mugissent après lui. Ces vaches de la loi paraissent être encore les prières. J'en dirai autant des sœurs, épouses d'Agni, qui, selon l'expression du vers 1, 71, 1, ont a goûté » la noire et la rouge, c'est-à-dire sont entrées en jouissance de la nuit et de l'aurore. Au vers X, 8, 3, nous retrouvons l'expression « goûter » ; mais