Littéralement « la femelle du buffle
4. Cf. 1. 164, 38. Cf. aussi les troupes divines, I, 164, 19, les oiseaux divins, I, 164, 21 ; 22; 47, paraissant et disparaissant tour à tour. Au vers I, 164, 43, Tapparition du feu céleste est assimilée à un sacrifice dont la fumée est Tue de loin a au-dessus de Pinférieur », c^est-à-dire au-dessus du feu terrestre.
hymne : « Je Tai vu venant de loin, très brillant, comme le mâle avec son troupeau^ : elles n*ont pas été retenues, car il est né; les chenues redeviennent jeunes ». Ici Télément femelle figure de nouveau avec l'élément mâle, non plus sous la forme d'une mère qui tarde à Tenfanter, mais sous celle d'un troupeau qui le suit. Tous les vœux de l'homme sont satisfaits, ou plut6t ils l'ont été : car la description parait se rapporter au passé, et n'avoir d'autre objet que de fournir des motifs d'espérance pour le présent, puisque les vers 5 et 6 demandent de nouveau la délivrance, et des femelles, et d'Agni lui-même. C'est des femelles qu'il s'agit d'abord (5) : « Quels sont ceux qui ont séparé mon petit mâle des vaches et qui n'en ont pas été empêchés, même par le gardien étranger ? Que ceux qui les ont prises les lâchent ! Que celui qui les connaît pousse vers nous le troupeau ! » Le petit mâle parait être ici le feu terrestre, séparé de ses femelles célestes, comme nous l'avons vu précédemment abandonné par sa mère céleste. Par opposition à lui, le feu céleste est considéré, non plus comme le mâle, mais comme le gardien des vaches, gardien qui, d'ailleurs, ne les avait pas empêchées d'être prises ^ par des démons ou des dieux malveillants. Le nom d'« étranger» qu'on lui donne rappelle l'étranger opposé dans l'hymne VII, 4 , au feu terrestre, à celui que les mortels ont saisie et qui aime à se laisser prendre par eux (3)' : cet étranger^, dont l'a héritage » doit être « assiégé » par les hommes (7), et qui naît « d'un autre ventre » est au contraire difficile à saisir^ difficile même à concevoir par la pensée (8). Mais revenons à notre hymne V, 2. Le poète n'y demande pas seulement l'apparition des vaches, mais aussi celle du feu céleste .6) : « Que les prières d' Atri le fassent descendre I » Et il cherche de nouveau dans le passé des motifs d'espérance pour le présent. Le feu qui brûle actuellement sur l'autel est lui-même descendu du ciel (ibid.) : ce Ce roi des demeures, qui est lui-même la demeure des hommes, a été déposé chez les
4. Je corrige le texte, comme M. Roth, en réunissant sumad et yûthtttn.
2. Cf. les vaches sans gardien, X, 27, 8. La prière est ainsi représentée, III, 51, 1 .