‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 56 sur 417 · Voir pourtant V · texte numérisé non relu

Voir pourtant V

4. Cf. encore, X, 124, 2, le feu qui se retire « sur le nombril étranger », c*e8t-À*dire auprès du père (voir plus bas,' section VU), a opposé à Thôte d*une autre braoche », c'est-à-dire à Thôte des hommes, au feu terrestre {iùid,^ 3}.

5. Il peut Tétre pourtant, I, 164, 38, ainsi que le Soma qui se dérobe, VIII, 58, 10.

mortels parles ayires», c'est-i-dire par ces mêmes êtres malveillants, dieux ou démons, auxquels le poète redemande anjourd'hui, et le feu, et les vaches.

Le morceau qae nous venons d'analyser oppose nettement la forme terrestre du mâle à sa forme cachée. De plus, il soggère déjà Tidée d'une action exercée par la première sur la seconde. Cette idée semble exprimée dans d'autres passages. Ainsi, au vers X, 79, 3, déjà cité, la forme d'Agni qai cherche la place cachée de la mère, et qui « trouve comme UD dormeur le cuit brillant tetanc dans le sein de la tromperie », est représentée serpentant sur les plantes. C'est donc bien le feu du sacrifice, découvrant le mâle conçu à la fois comme le dormeur, comme le lait et comme le veau de la vache, son séjour étant d'ailleurs désigné à la fois par les termes de place « cachée de la mère » et de ce sein de la tromperie ». Le vers 1 de l'hymne X, 5, nous montre Agni cherchant également «la place cachée de Toiseau» en même temps que « le pis au sein des deux mystérieux » \ à quoi le vers 5 ajoute qu'il a trouvé, en la cherchant^ « l'enveloppe de Pùshatta » ^. Ailleurs, V, 21, 4, le poète invite le feu allumé à briller et à atteindre « la matrice du dormeur ». Soma aussi est représenté cherchant la place cachée de la vache, IX, 71, 5, et conquérant lui-même « sa troisième forme » % IX, 96, 18, ou délivrant sa propre splendeur « d'Asura », IX, 71, 2, c'est-à-dire sa forme à la fois divine et mystérieuse *.

Citons encore un dernier et curieux témoignage des rapports conçus entre la forme terrestre du mâle, sa forme cachée, et la mère céleste. Je le trouve au vers 28 de l'hymne I, 164. Déjà le poète a, au vers 26, invoqué la vache, en annonçant que le feu ^ était allumé, et au vers 27, représenté cette vache comme accourant vers son veau. Il ajoute ensuite : (( La vache a mugi après le veau qui a les yeux ouverts. » Le veau qui a les yeux ouverts est le feu du sacrifice, dont la face, comme nous l'avons vu, Y, 2^ 1, n'est jamais cachée. « Elle a mugi pour faire la tête. » Nous savons déjà que la a tête » du veau est sa forme supérieure.

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