‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 59 sur 417 · Voir A. Weber, îndische Streifen, 1, p · texte numérisé non relu

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3. Il faut remarquer pourtant que Purûravas est aperçu par Urvaçî à la Ineor d*an éclair, ce qui convient parfaitement à un personnage dont Tune des formes est Téciair même.

nous apparaît là comme un personnage équivalent à Mâtariçvan et auxBhrigus^ Il apporte comme eux le feu sur la terre, et comme eux aussi, il doit représenter primitivement le feu lui-même descendant du ciel ; comme eux enfin, il est devenu un sacrificateur, qui remonte au ciel par le mérite de son sacrifice.

Ces deux derniers caractères, si souvent réunis dans le même personnage, d'un sacrificateur et d'un représentant du feu céleste, sont également attribués à Purûravas par les poètes du Aig- Veda. Dans Tunique passage où il soit nommé, en dehors de l'hymne X, 95, il figure à côté de Manu comme un ancien sacrificateur, I, 31, 4. Dans l'hymne X, 95, il reçoit l'épithète sudeva « pieux » (vers 14) ; il est donné pour un mortel (vers 8, 9 et 18) dont la descendance doit honorer les dieux, et qui doit lui-même être transporté au ciel (vers 18) ; enfin, il est identifié* à Vasish^ha (vers 17), l'un des plus célèbres parmi les sacrificateurs mythiques, ancêtres des différentes familles de prêtres. Mais Vasishfha n'est, nous l'avons vu', qu'une personnification d'Agni. Purûravas reçoit aussi le nom d'Ai/a (vers 18), métronymique équivalent à la qualification de fils dl/â, ilàyâs putrah^ donnée à Agni au vers III^ 29, 3, cf. X, 1, 6. Or, IZà est une divinité qui représente à la fois l'offrande ou la prière et leurs formes célestes, les eaux de la nuée ou la voix du tonnerre^. En fait, Vasish^ha à qui Purûravas est identifié, eit célébré dans rhymne VU, 33, comme étant né dans le ciel sous la forme de l'éclair'. Le nom même de Purûravas, qui signifie « très bruyant » convient très bien à l'éclair, et, ce qui est plus décisif, l'hymne X, 95 décrit la naissance de notre héros dans des termes qui rappellent inévitablement celle d'Agni au milieu des eaux célestes. A sa naissance, les femmes (divines) étaient réunies, les rivières l'ont « accru », ainsi que les dieux, pour la ruine des démons (vers 7). Ce sont évidemment ces eaux célestes qui sont devenues les oiseaux d'eau du Çatapatha-Brâhmana parmi lesquels Purûravas reconnaît Urvaçî. Ce sont elles qui, dans notre hymne

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