Voir plus haut, p
soit aox formules particulièrement précisée, soit aux rapprochements de tout genre qui nous invitent à leur reconnaître une signification déterminée, conforme d*aiUeurs au système général de la mythologie védique?
Enfin, la possibilité constatée a priori d'expliquer certains d'entre eux, par exemple les nombres deux et trois, par les divisions de la durée aussi bien que par celles de l'espace, nous interdit-elle de rechercher laquelle de ces interprétations répond le mieux aux préoccupations habituelles des auteurs des hymnes?
La dernière question peut passer pour résolue par les chapitres précédents, où les principaux emplois des nombres deox et trois ont été déjà étudiés. Nous y avons reconnu autant d'allusions à la division de l'univers en deux et en trois mondes. Quant au nonibre sept, que nous avons réservé pour ce chapitre^ il paraît avoir été, dans la période des hymnes, sans aucun rapport avec les divisions de la durée ; et longtemps encore après cette période, le mois n'a été divisé qu'en deux moitiés correspondant à la croissance et à la décroissance de la lune, et non en quatre jsemaines.
Commençons maintenant l'exposition des arguments qui doivent nous conduire à rattacher, sous les réserves indiquées, les divers emplois de la plupart des nombres mythologiques, aux différents systèmes de division de l'univers. C'est principalement sur le rapport des emplois du nombre sept avec une division de l'univers en sept mondes que devra porter l'effort de cette argumentation.
Nous constaterons d'abord l'analogie des emplois du nombre sept avec les emplois déjà connus des nombres deux et trois.
Àgni n'a pas seulement deux ou trois séjours \ Il prend aussi sept « places » différentes, X,.8, 4, cf. IV, 5, 6. Il n'a pas seulement deux et trois mères ou épouses ^; sept épouses eufantent aussi pour ce a mâle », IV, 1, 12 ; il a sept mères ou nourrices, III, 1, 4.
Aux deux et aux trois mères ou épouses de Soma ', il faut pareillement joindre les sept vaches qui mugissent après lui, IX, 86, 25, les sept sœurs qui sont les mères de ce a petit ». IX, 86, 36.