‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 86 sur 417 · Voir plus haut, p. 129 et 142, note · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 129 et 142, note

5. On donne aussi sept roues en môme temps que cinq rênes au char de Soma et de Pùshan.Cf. plus haut, p. 142, note 4.

6. Au vers X, 55, 3, le dieu aux 84 splendeurs (voir I, p. 271} est représenté remplissant les deux mondas et le milieu (ratmosphère).

1, 22, 16, cf. 17 et 18, lesquels, comme nous le verrons, correspondent eux-mêmes aux trois mondes. Les sept rivières figurent au vers I, 35, 8 dans une énumération à côté des huit sommets de la terre, c'est-à-dire des huit points cardinaux, et de trois « lieux secs », dhanva^ qui paraissent être les trois mondes pendant la sécheresse. Au vers I, 102, 2, cf. A. V. IV, 6, 2; VI, 61, 3 , elles sont nommées avec le ciel et la terre, comme « portant la gloire dlndra »; et quand on voit dans cette formule Tidée des deux mondes exprimée deux et même trois fois par le duel pvithivi et par le double duel dyàvà'kshâmà ', on comprend aisément que les sept rivières peuvent n'y être aussi qu'une autre expression de l'ensemble de l'univers.

Mais l'exemple le plus curieux peut-être du rapprochement de plusieurs nombres mythologiques dans une même formule est celui que nous offre le vers IV, 58, 3, consacré à la description d'un taureau mythique : « Il a quatre cornes', trois pieds, deux têtes, sept mains : lié triplement, le taureau mugit ; le grand dieu a pénétré chez les mortels. » Ce taureau qui, d'une part, est descendu sur la terre, et qui, de l'autre, «a vomi le beurre», ibid., 2, c'est-à-dire a épanché sur cette même terre le beurre ou le lait de la pluie, n'est autre que le personnage mâle dans lequel se confondent les conceptions, d'ailleurs si analogues, d'Agniet de Soma, confondu lui-même dans une certaine mesure avec la vache céleste , comme l'hermaphrodite étudié dans le chapitre précédent '. Il parait évident qae ses deux têtes, ses trois pieds et ses trois liens, ses sept mains et ses quatre cornes ne peuvent éveiller d'autre idée que celles des deux, des trois, des sept mondes et des quatre points cardinaux. Les différents traits de la description expriment tous, par allusion à différents systèmes de division de Tanivers, Tidée que le personnage en question est présent en tom lieux.

Une Maliièy et une totalité correspondant en principe à Tensemble des parties de l'univers, voilà en effet ce qu'expriment essentiellement les divers nombres mythologiques. On dit du char des Açvins qu*il fait en un seul voyage le tour des sept rivières, VII, 67, 8, comme on dirait qu'il fait le tour du monde. Le vers VIII, 58, 12, nous montre les sept

i. Voir plus haut, p. 116 et suiv.

i«Cf. le Ten S du même hymne.

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