‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 89 sur 417 · Voir Grassmann» Wôrterbuch, s, v · texte numérisé non relu

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î. Le mot nara s\pp)lq}ie aux dieux (svarnara) comme aux hommes, aussi bien qne son synonyme, seul usité dans le Aig-Veda en dehors des mots composes, ari (Orassmann, s, v.). Le nom de Vaiçvânara difi^re cependant pour la forme des mots précédents en ce qu*il présente un phénomène de 'lériTation. Il est dérivé de viçvânara employé lui-mdme comme épithète de StTitri et d*lndra (Und.) .

3. Le nom de vaiçvânara est en outre donné une fois à tous les dieux, VIII, 30, 4, et une fois à la lumière que Soma lait briller, et qui est comparée, peot-étre aMimilée, à Féclair, IX, 61, 16.

4. Les vers 4-6 de rhymne III, 26, adressés aux Maruts, rappellent le vers V, 60, 8, où Agni Vaiçvânara est invoqué avec les mômes dieux.

VI, 8, 3, cf, IV, 5, 1, et que les trois mondes suivent sa loi,

VII, 5, 4, qu'il fasse apparaître les aurores, VII, 6, 4, cf. VI, 7, 5, et 9, 1, et qu'il dirige à son gré les rivières, VII, 5, 2, qu'il accomplisse enfin contre les démons des exploits analogues à ceux d'Indra, I, 59, 6 ; VII, 5, 3, cf, 6, 2 ; X, 45,

II, et qu'il délivre les dieux mêmes, I, 59, 5; VII, 13, 2, ce sont là des traits qui n'impliquent pas nécessairement une allusion au feu céleste, le feu terrestre, en vertu de la toutepuissance du sacrifice, étant capable de tous ces prodiges. Mais même sous la forme du feu de l'autel, Âgni Vaiçvânara a une origine céleste. Les hymnes qui lui sont adressés font expressément mention des mythes de Mâtariçvan et des Bhrigus, relatifs à la descente du feu céleste sur la terre S III, 2, 4 et 13 ; VI, 8, 4, et lui-même reçoit le nom de Mâtariçvan,

III, 26, 2, cf. X, 88, 19. Comme il est descendu du ciel, il y remonte, III, 2, 12, cf. 10 et I, 98, 2. C'est en qualité de feu céleste qu'il «mesure », c'est-à-dire parcourt les espaces du ciel, VI, 7, 6 et 7, l'atmosphère, VI, 8, 2, et qu'il remplit les deux mondes dès sa naissance, III, 3, 10; X, 45, 6. Â ces deux mondes, le vers III, 2, 7, paraît ajouter un monde invisible sous le nom de svar. Agni Vaiçvânara dépasse en effet le ciel, I, 59, 5, il embrasse et dépasse les deux mondes, à la fois «par-dessous et par-dessus», X, 88, 14. Tantôt il est représenté embrassant l'ensemble des êtres, VI, 7, 7, des races, III, 3, 9 et 10, tantôt tous les êtres sont, aussi bien que les autres feux, I, 59, 1, considérés comme ses branches, VI, 7, 6. De ses trois naissances, correspondant à ses trois séjours, VI, 8, 7, l'une, sa naissance « suprême », est cachée, X, 45, 1 et 2. Roi dans les eaux (célestes), X, 45, 5, il est engendré par le ciel, X, 45, 8, il naît dans le ciel « suprême », VI, 8,2; VII, 5, 7. Ce n'e^ pas sans doute par un pur effet cfu hasard que la plupart des passages qui placent Agni « sur la tête » du monde, X, 88, 5, qui le font naître « de la tête » X, 88, 16, ou qui l'appellent lui-même la « tête » du monde, X, 88, 6, ou du ciel, I, 59, 2; III, 2, 14; VI, 7, 1 , se rencontrent dans des hymnes à Agni Vaiçvânara. Nous avons constaté plus haut ^ la relation de ces formules avec celles qui concernent la place « suprême », la place cachée de la vache, la « peau du dormeur », le sommet de la rup et la place de l'oiseau, c'est-à-dire le monde invisible. L'un des

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