‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 93 sur 417 · Voir m, p · texte numérisé non relu

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on dit d'eux, non seulement qu'ils s*éveillent à Faurore, mharbudhahf I, 14, 9 ; 44, 1 et 9, mais, ce qui est plus caractéristique, que leur <c naissance ' » coïncide avec Tapparition bienfaisante des Açvins, VI, 63, 5, c'est-à-dire encore avec le lever du jour. Ils semblent là identifiés avec les phénomènes lumineux du matin. D'autre part, un personnage divin qui, en tant que né des eaux, est assimilé à i4pàm Napât, Hiranjagarbha *, est appelé le « souffle » des dieux, X, 121, 7, cf. 1.

Les Âishis vont plus loin encore. Ils donnent le nom même de « feux » aux viçve devâs, c'est-à-dire à tous les dieux invoqués avec Agni, III, 24, 4 ^, qui paraît alors ne différer d'eux que comme représentant le feu par excellence. Au vers 1 de l'hymne V, 3, il est dit que tous les dieux sont compris dans Agni, qui est de plus identifié spécialement, dans ce vers et dans les deux suivants, à plusieurs dieux, et dans l'hymne II, 1, successivement à tous les dieux du Aig-Veda, et on rencontre ailleurs encore l'idée que les différents dieux ne sont que des noms différents d'un seul et môme être, 1, 164, 46, cf. m, 38, 7; X, 114. 5, à savoir du « taureau», m, 38, 7, ou de 1' « oiseau », X, 114, 5, cf. I, 164, 46, dans lequel nous sommes habitués à reconnaître Agni ou Soma. Cette idée, sans doute, ne se rencontre que rarement sous sa forme achevée. Mais l'identification isolée de tel ou tel des différents dieux à Soma, et surtout à Agni, sous leurs différentes formes, est un fait fréquent que nous aurons à signaler dans les chapitres consacrés à chacun d'eux.

Le caractère d'Indra est conforme à la conception générale qui attribue aux dieux védiques une nature essentiellement lumineuse ou ignée. Il est brillant comme la lumière même, IV, 23, 6, cf. X, 43, 9, et c'est avec des formes brillantes qu'il pénètre au milieu de ses noirs ennemis, UI, 31, 21. Il a la couleur de l'or, V, 38, 2 ; il est une a souroe d'or», VIII, 50,6. Les poètes donnent aussi des crinières d'or, Vin, 32, 29, à ses deux chevaux, et le nom ordinaire de ces chevaux, hari « bai », éveille également une idée de splendeur sur laquelle les hymnes m, 44 et X, 96 insistent

i . Le mot Janiman n^est employé dang le Aig-Veda que trois autres fois au locatif, et toujours dans ce sens, III, 1, 4; IV, 17, 2; 22, 4.

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