Sur la signification du mot aja, voir III, p
lation évidemment tardive avec ce personnage du Père que uous avons vu déjà opposé, sous le même nom de <k non-né » au premier-né représentant le feu céleste manifesté \ et dont Qous étudierons les diverses formes dans la quatrième partie. Ce n'est pas la seule trace que nous devions rencontrer d'une confusion du personnage dlndra avec d'autres personnages divins dont il différait essentiellement à Torigine. Cette confusion s'explique par le grand développement qu'a pris le culte d'Indra, celui de tous les dieux védiques auquel est adressé le plus grand nombre d'hymnes. Ses dévots ne se cootentent pas de célébrer en termes magnifiques la puissance et Timmensité de ce dieu dont la gloire est répandue en tous lieux, 1, 102, 2, qui « n'a pas son pareil », I, 81, 5 ; IV, 30, 1, ni sur terre, ni dans le ciel, VII, 32, 23 ; de ce créateur et organisateur, X, 167, 3, de ce roi unique du monde, VIII,
37, 3, auquel obéissent le ciel et la terre, IV^ 17,1 ; VIII, 6,
38, cf, IV, 30,2; X, 50, 1, dont la taille est égale à leur étendue, X, 111, 2 et 5, ou plutôt que l'univers ne peut contenir. I, 52, 14 ; 61, 8 et 9 ; 102, 8 ; 173, 6 ; 111, 32, 11 ; 46, 3;VI, 18, 12; VII, 21, 6; 23, 3; VlII, 6, 15; 12, 24; 77, 5;X, 89, 1 ; 11, qui dépasse les deux mondes comme l'essieu dépasse les roues, VI^ 24, 3, dont les deux mondes n'égalent qu'une moitié, VI, 30, 1, bien plus, que cent ciels et cent terres ne pourraient égaler en grandeur, VlII, 59, 5, qui embrasse toutes les races comme la jante embrasse les rayons, I, 32, 15, qui les tient dans ses mains^ VI, 31, 1, et dont le poing fermé peut contenir le ciel et la terre, III, 30; 5. Indra reçoit encore à l'occasion les attributs des divinités mêmes dont le caractère est, comme nous le verrons, le plus directement opposé au sien. De ce nombre est la qualification de «non-né». En effet Indra est essentiellement un dieu «né», un dieu fils, et, par là, il s'oppose, avec les formes du fils qui représentent directement le feu céleste manifesté, au «non-né», au Père, l'eprésentant, soit le feu caché, soit le ciel même qui le renferme, ou l'un et l'autre à la fois.
Les poètes védiques font de fréquentes allusions à la naissance d'Indra. Aux passages déjà cités qui nous le montrent engendré par les dieux ou par le ciel et la terre, il faut en ajouter d'autres qui font, en termes plus ou moins précis, mention de sa naissance, II, 12, 1 ; X, 133, 2 ; 153, 1, et de ceux qui l'ont engendré, VII, 20, 5 ; VIII, 86, 10 ; X, 73,
t. Plus haut, p. iOi et suiv.
10; 120, 1, de ceux qui l'ont « fait», VI, 19, 1, cf. Vin, 86, 10, de son père, I, 129, 11; X, 28, 6, et de sa mère, X, 134, 1-6, appelée une fois Nishrigrî, X, 101, 12. Indra est né grand, X, 148, 2, et fort, I, 11, 4; II, 22, 3 ; III, 46, 4 ; V, 29, 14 ; 35, 3 ; VI, 29, 6 ; VII, 20, 1 ; 28, 2; VUI, 6(3, 8, ce qui le fait appeler « fils de la force », VI, 18, 11 ; VIII, 81, 14 ; X, 50, 6 ; 153, 2. Il est né pour la puissance et la force, VI, 38, 5; VII, 28, 3; X, 180, 3, et pour la ruine des démons, I, 51, 6, ou plutôt il a été glorieux, V, 32, 11, il a été maître, Vl, 45, 16, il a été « adulte », I, 5, 6, dès sa naissance, pour rester d'ailleurs, non seulement immortel, VIII, 82, 5, mais toujours jeune, II, 16, 1 ; VI, 38, 3. Dès sa naissance, il a mérité d'être invoqué, VIII, 85, 21, et le sacrifice est né aussitôt après lui, VIII, 78, 5-6 ; dès sa naissance, il a goûté les aliments que les hommes continuent à lui offrir, la bouillie, la chair des buffles, VIII, 58, 14 et 15, et surtout le Soma « qui croît avec lui », VIII, 4, 12. Il a bu la liqueur enivrante en naissant, VI, 40, 2 ; VII, 98, 3 ; Vm, 66, 4, cf. 1 et Vn, 21, 1 ; il l'a bue au plus haut du ciel, III, 32, 9 et iO. Elle a été sa première nourriture, et il Ta conquise sur le démon, III, 36, 8. Car aussitôt né, il est de taille à triompher de ses ennemis, V, 30, 4; 32, 3; vm, 45, 4 ; 66, 1 ; 85, 16 ; X, 99, 10; 113, 4 ; 120, 1 ; tout lui cède, X, 89, 13, tout tremble, IV, 17, 7, les dieux mêmes, V, 30, 5, ainsi que les montagnes, le ciel et la terre, I, 61, 14 ; 63, 1 ; IV, 17, 2 ; 22, 3, à la naissance du dieu qui, la foudre à la main, ibid,, conquiert les eaux célestes, V, 30, 5. Le dieu qui «naît » la « foudre » à la main, et qui fait trembler les mondes, semble bien représenter le même phénomène que Tarme qu'il brandit, c'est-à-dire l'éclair. C'est aussi d'un dieu représentant, comme Agni, le soleil ou l'éclair, qu'on a pu dire le plus naturellement qu' « en naissant » il remplit les deux mondes, IV, 18, 5, et fait briller le ciel, III, 44, 4, qu'après sa « naissance » on voit la lumière allumée au delà du ciel, VIII, 6, 28-30.
Mais les textes les plus curieux sont ceux qu'on trouvera dans la quatrième partie sur le « père » * et sur la « mère »* dlndra, et surtout l'hymne IV, 18, consacré tout entier* à célébrer sa naissance, ou plutôt ses différentes naissances,