Nous en donnerons T&nalyse, ibid
d*ane mare à laquelle semblent quelquefois substituées les eaux (au pluriel). Cette mère prend tour à tour un aspect bienyeillant et un aspect malveillant comme la mère cachée d'Agni que nous avons précédemment étudiée, et comme le père d'Indra lui-même que nous verrons tour à tour forger à Indra sa foudre, II, 17, 6, ou, au contraire, devenir l'ennemi du jeune dieu, qui, pour entrer en possession de son héritage, cf. VIII, 46, 15, et en particulier pour conquérir le Soma, doit lui faire violence, et consommer sur lui un parricide, IV, 18, 12. De même que le feu céleste est caché par samère, V, 2, 1 , Indra est aussi caché par la sienne, cf. 1, 52, 3, comme s'il était indigne devoir le jour, IV, 18, 5; de même qu'Agniet Soma*, c'est par un acte de sa volonté propre, et de vive force, qu'il sort du sein où elle le retenait trop longtemps, IV, 18, 1-4, cf. 13; enfin l'allusion même à la diversité des traitements qu'Indra reçoit de sa mère en naissant, IV, 18, 8, impliquant l'idée d'une série de naissances de ce dieu éternellement jeune, II, 16, 1 ; VI, 38, 3, nous révèle une nouvelle ressemblance entre lui et le feu sans cesse renaissant. UestmêmeauversIV, 18, 8, expressément donné comme le fils des eaux.
Indra semble encore assimilé à Apâm Napât en plusieurs passages qui le représentent, non seulement revêtu du nuage, II, 30, 3, cf. IV, 22, 2, mais naissant, VIII, 6, 28, et croissant, I, 33,11 ; X, 43,3; 104, 9, (cf. X,30,4etII,13,l?), au milieu des rivières célestes, et mugissant avec des mères, n, 11, 8, ou faisant mugir à sa naissance des vaches, VIII, 59, 4, qui semblent être aussi les eaux du ciel. On l'appelle le plus puissant âptya des âptya, X, 120, 6, et ce mot, comme nous aurons l'occasion de le redire à propos de Trita ilptja, parait être une sorte de métronymique équivalent à Apâfn Napàt. Enfin Indra, comme Apâm Napât, est l'amant, X, 111, 10, cf. VII, 26, 3, aussi bien que le fils des rivières.
Concluons de ce qui précède que l'origine naturaliste du personnage d'Indra ne doit pas être cherchée, comme on l'a fait quelquefois, dans l'idée du ciel même '. Il ne faudrait pas abuser, il est vrai, de l'argument fourni par les textes qui