VI
D’autre part, on demande à Aditi la lumière IV, 25, 3, cf. X, 36, 3; on célèbre la lumière impérissable d’ Aditi VII, 82, 10, cf. I, 136, 3, et l’aurore est appelée au vers I, 113, 19 la face (la manifestation) d’Aditi, en même temps que par le nom de mère des dieux, elle semble assimilée à Aditi elle-même. Il est donc permis de dire que la notion d’Aditi embrasse celle de l’aurore.
Elle embrasse aussi celle du nuage. C’est ce qu’on peut in-
1. Cf. les passages où il est question du lait d’Aditi IX, 96, 1S; X, 11, 1.
2. MM. R. et Gr. ont attribué ici à mati le sens concret de « sage » qu’ils croyaient nécessaire encore, chacun dans un exemple différent que l’autre interprète, avec plus de raison, selon moi, en laissant au mot son sens ordinaire. Au vers X, 91, 8 matim peut être, non une épithète d’Agni, comme le veut M. R., mais le régime de paribhùtamam, comme l’entend M. Gr. Au vers VIII, 57, 2 mate ne doit pas être séparé de viçvayû, comme le faisait M. Gr. d’après le pada-pàtha, mais bien être réuni avec lui en un composé possessif selon la conjecture de M. R. (admise depuis par M. Gr. dans sa traduction). Dans notre vers VIII, 18, 7, l’emploi parallèle de â.ivâ au vers 6 ne permet pas de réunir en un seul mot cliva et matih,