‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-Véda (volume 4)Chapitre 66 sur 83 · I, p. 73; III. p · texte numérisé non relu

I, p. 73; III. p

13. Obéissant à la rêne de la loi, donne-nous des idées de plus en plus salutaires; brille aujourd’hui, ô Aurore! en répondant à nos invocations; comble-nous de richesses ainsi que ceux pour qui nous offrons le sacrifice.

M. Grassmann et M. Ludwig traduisent tous les deux l’expression raçmini anuyachamânâ par « dirigeant la rêne ». Cependant, INI. Grassmann, après M. Roth, prend au sens de « suivre, se diriger d’après » les deux seuls autres emplois connus du verbe anu yam au moyen, I, 109, 3; IV, 48, 31. Et pourquoi donc n’aurait-on pas dit de l’aurore qu’elle obéit à la rêne de la loi? Ne dit-on pas d’elle aussi, comme nous l’avons vu plus haut (vers 8), qu’elle suit la loi de Varuna, et au vers I, 124, 3, qu’elle « suit le chemin de la loi » ?

La locution bhadrah kratuh. est consacrée, I, 67, 2; 89, 1 ; 91, 5; IV, 10, 1 et 2; X, 25, 1; 30, 12. M. Grassmann aurait donc eu tort de séparer bhadram-bhadram de lcratum, et de traduire « la sagesse » et « bénédictions sur bénédictions », s'il n’y avait été contraint sans doute par la forme métrique à laquelle il s’est assujetti.

Je fais porter suhavâ comme attribut sur le verbe vij ucha pour obtenir un sens plus lié et plus satisfaisant.

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