I, p. 47 et suiv
2. La seule diviaité védique, avec Indra, qui soit comparée à un joueur, eitrÂurore, I, 92^ 10, cf. 124, 7 (yoir III, p. 124, note 1).
mandée à Indra. On dit de ce dieu qu*il « épanche la source » de la richesse, VI, 36, 4, que les chemins de la richesse convergent pour se réunir en lui, comme les rivières dans une mer, VI, 19, 5, et il est appelé lui-même un c< océan dé lichesse », I, 51, 1. Ses suppliants souhaitent que le « chemin de sa richesse aboutisse à eux » VII, 18, 3. Il distribue toutes les richesses de la terre, VII, 27, 3. Mais ce n'est pas seulement des biens terrestres qu'il est maître, VI, 45, 20 ; il dispose des deux richesses, VI, 19, 10, c'est-à-dire des richesses de la terre et du ciel, II, 14, 11, ou encore de la richesse inférieure, de la moyenne et de la supérieure, VU, 32, 16, cf, VI, 25, 1, c'est-à-dire des trésors des trois mondes, cf. I, 6, 10; III, 51, 5^ On devine que les trésors de l'atmosphère et du ciel seront la pluie et la lumière. Les richesses des cinq races que le vers I, 176, 3 place dans les mains d'Indra, cf. V, 35, 2 ; VI, 46, 7, comprennent aussi, au moins primitivement*, avec les quatre mers de richesses, X, 47, 2, ou richesses des quatre points cardinaux, les trésors célestes.
Nous avons déjà cité quelques-uns des textes innombrables où l'origine des richesses distribuées par Indra est expressément rapportée aux conquêtes qu'il fait sur ses ennemis ou sur les ennemis de ses adorateurs. Ajoutons qu'au lieu de demander au dieu la conquête d'un riche butin, on se contente parfois de lui demander la force, VI, 19, 6 ; X, 148, 4, qui le fait conquérir, la force qui donne l'avantage sur l'ennemi, VI, 19, 8, et qu'il ne refuse pas, en effet, à celui qui l'honore, IV, 24, 7; VII, 32, 6. On lui demande sa propre force, qui peut être acquise, en effet, par le sacrifice, mdriyam yajanta, IV, 24, 5^ cf. indrayante, ibid., 4. Les richesses mêmes qu'il dispense doivent devenir l'instrument de conquêtes nouvelles, I, 8, 1 et 2; VI, 20, 1 ; X, 47, 4, cf. 2. Enfin, avec la force pour soi-même, cf. III, 53, 18, on demande encore à Indra « un héros victorieux dans les combats », Vin, 87, 10. Ce texte, entre beaucoup d'autres, nous montre comment le don d'enfants mâles, VIII, 4, 7; 6,23, ou, selon une expression familière aux /?ishis, de la richesse en héros, II, 11, 13 etpassim, se rattache à la conception d'Indra comme dieu guerrier ^. Quant à la gloire, I, 10, 7,