‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 117 sur 335 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. Vol. III, p. 58 et suiv.y 142 et suiv. Aux arguments qui y seront donnés

s'est produit quelquefois une confusion véritable de notre démon avec des dieux dont le caractère participe plus ou moins de celui du père caché, et particulièrement avec Tvashtri et même avec Varuna, dont le nom parait avoir eu, du moins aux yeux des Aishis védiques, le même sens étymologique que celui de Vritra. Une idée de malveillance s'attache aisément à la notion d'une puissance mystérieuse s'exerçant dans le monde invisible et fermé, dont les /îishis font tour à tour la demeure de ces dieux et celle du démon.

Il y a cependant aussi des textes qui attribuent au démon plusieurs séjours. Les forteresses que nous avons déjà rencontrées au vers X, 89, 7 sont, d'après le vers VU, 19, 5, au nombre de quatre-vingt-dix-neuf, cf. VIII, 82, 2, auxquelles s'en ajoute encore une centième, et, indépendamment des raisons qu'on peut avoir de considérer, en général, les nombres mythiques comme correspondant à l'ensemble des parties de ^univers^ il faut tenir compte, pour apprécier celui-ci, des vers I, 80, 2 et 4, d'après lesquels Indra, pour répandre les eaux, a dû chasser Vritra, non seulement des eaux ellesmêmdïs, c'est-à-dire de l'atmosphère, mais encore des deux autres mondes, de la terre et du ciel. La multiplicité des séjours n'a d'ailleurs rien qui contredise le rapprochement du personnage du démon et du père caché. Nous avons constaté, en effet, que celui-ci a des formes multiples, et nous avons signalé, dans ce fait, une sorte de confusion du père avec rélément du feu, ordinairement considéré comme son fils. Une confusion du même genre, entre l'élément du feu et le démon, était au moins possible. Le feu, comme on l'a vu, passe quelquefois pour s'être dérobé volontairement à l'attente des hommes, et prend ainsi un caractère malveillant. Il est même comparé alors à un voleur qui se cache avec le bétail qu'il a volé, I, 65, 1, ce qui permet de croire qu'on le considère comme retenant prisonnières les vaches célestes, c'està-dire les aurores ou les eaux. On dit aussi du feu caché qu'il est sans pieds, sans tête, et qu'il cache ses extrémités, IV, 1, 11, ce qui le rend assez semblable au démon Vritra, sans pieds et sans mains, I, 32, 7; III, 30, 8. D'autre part, bien

à Tappui d*une confusion des personnages de Vritra et de Tvashtri, on peut ajouter les vers X, 50, 2, et III, 36, 8, d'où il résulte qu'Indra boit le Soma chez Vritra^ au milieu des eaux, comme chez Tvashtri, qu'il le boit après avoir frappé Vritra, sur lequel il Ta sans doute conquis, comme il le conquiert sur Tvashtri.

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