‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 116 sur 335 · Appelé aussi Ahi; voir plus bas, p · texte numérisé non relu

Appelé aussi Ahi; voir plus bas, p

3. Cf. l'emploi de la racine 6/inavec l'accusatif du nom de l'arme, I, Si, 9; II, 30, 3. Le sens que je donne au mot «titn, en le rattachant à la racine n

ce développé, apa vvi », la cachette des eaux, I, 32, 11 ; 51, 4, rétable, VEI, 55, 3; X, 28, 7, les portes, lU, 31, 21, qui retenaient les vaches prisonnières.

a L'enveloppeur » des eaux, cf. I, 32, 8; IV, 19, 5 et 8, ou, comme on appelle encore Vritra, leparidhi, « l'enceinte » des rivières, III, 33, 6, représente-t-il le nuage ? Il ne faut pas oublier que, en général, les nuées sont confondues avec les eaux elles-mêmes, ou en sont distinguées tout au plus comme les vaches du lait qu'elles donnent. Le démon, il est vrai, pourrait être le nuage qui ne donne pas ses eaux, et il est probable que, en effet, le nuage est entré pour quelque chose dans la conception mythique de Vritra. Mais le nuage luimême est le plus souvent caché pendant la sécheresse, et si a l'enveloppeur » des eaux représente le séjour où elles sont retenues, il doit être identifié plutôt avec ce réceptacle invisible, avec ce monde mystérieux qui retient, avec les eaux elles-mêmes*, le nuage qui les renferme. En fait, un passage, 1, 54, 10, où Indra est représenté délivrant les eaux contenues dans une enveloppe [vavri), qui n'est autre sans doute que Vritra, place dans le ventre du démon non plus les eaux seulement, mais la « montagne », c'est-à-dire le nuage.

Distingué, en tant qu'être animé, dulieu invisible qu'il paraît personnifier, Vritra a une retraite mystérieuse, ninya, d'où s'échappent les eaux, quand elles oatété délivrées par ladra, I, 32, 10 ; il est couché au fond, c'est-à-dire dans la partie la plus reculée de l'espace, rajaso budhnam âçayat, I, 52, 6, sur un plateau élevé, I, 80, 5, d'où Indra le fait tomber, VIII, 3, 19, en même temps qu'il fait couler les eaux, I, 80, 5, ou, dans le langage mythique, qu'il chasse les vaches de la montagne, VIII, 3, 19. Bref, la conception de Vritra rappelle celle de la mère, ou mieux, puisqu'il s'agit d'un être mâle, celle du père caché*. On verra, dans la quatrième partie^, qu'il

c lier », Ini convient également dans ses deux autres emplois, au vers III, 62, 1, Adressé à Indra accompagné de Varuna (le dieu qui enveloppe comme le démon Vritra, voir quatrième partie), a Voiis enlevez le lien à vos amis, [iakhibhyàh à Tablatif,) voils les délivrez », et au vers I, 61, 4, oîi le compote tatsina signifie que Thymne est un lien qui retient Indra. MM. R. et Or. ne peuvent, au vers II, 30, 2, maintenir le sens donné à notre mot par le Nirukta qu*en traduisant un datif comme un ablatif.

1. Et la lumière. Il n^est pas inutile de remarquer, à propos du nom de Vritra, que Tépithète « enveloppante » est donnée aussi à 1' a obscurité » I, 173, 5.

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