Voir III, p
G. Dadhditâh, au moyen, et non qu'ils « placent la foudre dans les maina d'Indra ». Voir plus haut, p. 239.
suis le Rishi Kaksîvat ; je surpasse* Kutsa 4rjuneya ; je suis Kàvya Uçanâ : regardez-moi ! » Le poète s'identifie aux anciens prêtres, aux personnages mythiques de Manu, de Kaksîvat, de Kâvya Uçanâ, pour faire entendre qu'il les égale ; c*est ce qu'indique bien la comparaison de cet autre trait: « Je surpasse Kutsa 4rjuneya. » Il dit par exemple « Je suis Kâvya Uçanâ », comme un autre a dit « J'ai forgé à Indra la foudre que lui a forgée Kâvya Uçanâ », 1, 121, 12. Or, le même chantre s'attribue au vers 3 l'une des principales couvres d'Indra, à savoir la conquête des quatre-vingt-dixneuf et des cent villes de Çambara, sur laquelle nous reviendrons plus loin. Il prétend de plus, au vers 2, s'être fait obéir de tous les dieux : mais l'auteur du vers VIII, 89, 1 dit aussi qu'ils marchent derrière lui. Enfin il se vante dans le même vers d'avoir donné à l'^irya la terre et les eaux, d'avoir donné au mortel pieux « la pluie'»: mais J)evâpi, par exemple, dans l'hymne X, 98, se vante également d'avoir fait couler les eaux du ciel pour Çam- "tanu'.Iln'y a donc, selon moi, aucune bonne raison de mettre, oomme on l'a fait, tout ce commencement de l'hymne IV, 26, cîans la bouche d'Indra lui-même. Du reste, si c'était le dieu cjui parlait, en s'identifiant aux anciens /îishis, il proclamerait «linsi lui-même leur puissance. Ce serait une de ces compas*aisons « retournées* » comme celle du vers VIII, 46, 14 ^< Indra est puissant comme la parole » qui nous a paru • l'un des témoignages les plus frappants de l'efficacité ;jDropre attribuée à la prière. Mais la première interprétation :xne semble préférable. Elle est confirmée par le rapprochement du vers 9 de l'hymne X, 120, où nous voyons qu'un -/îishi nommé Brihaddiva, qui, d'après le vers précédent, jparait être l'auteur même de l'hymne , a déclaré qu'il était Indra, avocat svdm lanvam indram eva. L'auteur de l'hymne IV, 26 ne faisait que s'attribuer les œuvres d'Indra, en ^'assimilant d'ailleurs aux anciens /ïishis. Celui de l'hymne , 120 s'assimile à Indra lui-même.