LES OFFRANDES EN GENERAL ET LE SOMA EN PARTICULIER
Les offrandes «accroissent» c'est-à-dire «fortifient» Indra, VIII, 12, 20, cf. II, 11, 1 ; VIII, 82, 23, ainsi que les autres dieux, VI, 69, 6 ; X, 59, 6 ; 81, 6. Il n'est pas douteux que la racine vvidh garde dans les formules de ce genre un sens analogue à celui qu'elle a dans les passages relatifs à V «accroissement» d'Agni, I, 36, 11; VI. 1, 5 ; VIII, 44, 12; X, 20, 3, dans sa demeure, I, 1,8, cf. III, 8, 5 ; VI, 9, 4 ; X, 142, 6, c'est-à-dire sur Tautel, par les bûches qu'on lui donne à dévorer, I, 95, 11; V, 8, 7, par le sacrifice, II, 2, 1, par l'offrande, X, 20, 8, cf. III, 28, 6, surtout par l'offrande de beurre, V, 11, 3; 14, 6, qui lui fait, comme les bûches, VI, 16, 11, jeter un éclat plus vif, ibid. ; X, 69, 2, aussi bien d'ailleurs dans le sacrifice des dieux, X, 122, 7, cf. VII, 5, 1 ; X, 45, 3, que dans celui des hommes. La seule différence entre cet « accroissement» d'Agni,, exprimé .indifféremment par la racine vvidh ou par la racine vaksh, uksh, V, 8, 7, cf. m, 5, 8 ; 7, 6 ; IV, 7, 11 ; VII, 8, 2; X, 115, 1, et celui d'Indra, c'est que le premier est réellement observé. Mais dans l'un et l'autre cas, c'est bien d'un accroissement matériel qu*il s'agit, d'une « nuirition » véritable, comme le prouve ce vers adressé à Indra, VIII, 12, 8 : « Lorsque tu as, ô puissant maître, toi qui es grand déjà, dévoré mille buffles, alors ta force s'est encore considérablement accrue. »
Comme on le voit par la dernière citation, le sacrifice à Indra peut comprendre des offrandes d'animaux. Ces offrandes dont il est fait mention en divers passages, et qui consistent en buffles, V, 29, 7 ; VI, 17, 11, en taureaux, X, 27, 2 ; 28, 3 ; 86, 14, en béliers, X, 27, 17, rentrent, avec les grains grillés, dhdnâ, les gâteaux, apûpa^ puroldç, la bouillie de grain, karambha, odana, (hymne III, 52, vers III, 35, 3 ; IV, 24, 7; VIII, 58, 14 ; 66, 6 ; 80, 2 et passim' ), dans la catégorie générale des offrandes cuites, pacala, pakti*, présentées