‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 157 sur 335 · Sur le sens de sina, voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Sur le sens de sina, voir plus haut, p

3. La prière est également considérée comme Tépouse des autres dieux, des Açvins, YIII, 35, 5; X, 39, 14, de Pûshan, III, 62, 8. Indra et Vanma sont deux taureaux qui fécondent la prière comme une vache, IV, 41, 5. Cf. plus haut les sacrificateurs eux-mêmes comparés à des épouses, p. SSl, note 2.

k , Plus haut, p. 40, note 2.

nom de vena donné à Indra» I, 61, 14; VIII, 52, 1, et celui de vend, figurant dans des vers adressés au même dieu, I, 56, 2; Vin, 89, 5. Le premier signifierait (c amant », et le second désignerait les prières considérées comme les amantes d'Indra. En fait, Indra est comparé à un vena au vers VIII, 3, 18, en même temps qu*il reçoit Téplthète girvanas a qui aime les chants ». Si l'auteur du vers VIII, 2, 20, cf. 19, demande à Indra de ne pas se conduire comme un mauvais a gendre »» c'est sans doute parce que la prière, eu même temps qu'elle est considérée comme réponse du dieu, est conçue comme la fille du sacrificateur S cf. VII, 26, 1 ; 31, IL Je crois encore que les femmes au milieu desquelles Indra est comme un roi, VII, 18, 2, sont les « chants» nommés dans le même vers : il est en effet (c le roi des chants », VI, 24, 1. En tout cas l'épouse qui « mugit » après le taureau Indra, en même temps qu'il est (( aiguisé » par Iss pressureurs de Soma, IV, 24, 8, ne peut guère être que la prière. J*en dirai autant de l'épouse chérie qu'on l'invite à visiter en s*enivrant de Soma, I, 82, 5, cf. 6. C'est aussi la prière qui est représentée, au vers III de l'hymne V, 37 à Indra, comme une femme cherchant un mari qui l'épouse, cf. X, 27, 11 et 12. Mais de toutes les formules de ce genre, la plus curieuse sans contredit, et celle aussi pour laquelle no tre^ interprétation paraîtra le moins contestable, se rencontre au vers III de l'hymne X, 32 à Indra. La figure qui fait de la prière une épouse du dieu y est combinée avec une autre figure qui la lai donne pour char ou pour attelage. Nous retrouverons ce passage dans l'étude que nous devons consacrer plus loin à la seconde figure.

En dehors des passages qui viennent d'être cités, il est si rarement question dans les hymnes d'une <c épouse d'Indra * », qu'on peut se demander si le personnage d7ndrdni

1. C*est peut-être aussi le sacrificateur qui THço'ii au vers I de Thymne X, S8 à Indra, le nom de beau-père, si la première moitié de ce vers, comme d'antres passages dn même hymne permettraient de le supposer, est mise dans la bouche d*Indra. Cf. le beau-père d'Urvaçi, plus haut, p. 95. Ne serait-ce pas aussi en tant quMls adressent à Indra des c chants >» que les suppliante de ce dieu se comparent, au vers X, 29, 5, à des donneurs de c femmes», jmiidhâh ?

S. Aux vers III^ 53, 4-6, Tépouse d*Indra pourrait bien être encore la priÀr». Le « Ta-et-vient » et les « deui buts » dont il s'agit (yers V) pourimiemt peut-être s*entendre, non de la demeure céleste d'Indra et de la place du sacrifice, mais des deux éléments du tacrifice qui attirent le dieu tour à tour, c'est-à-dire de la prière et du Soma. Cf. X, 32, 1, asmâkam indr ubhayam jujoshati, et plus haut, p; 267.

représente autre chose que la prière ^ Indrânî ne figure que dans des énumérations de déesses, I, 22, 12; II, 32, 8 ; V, 46, 8 *, et dans un hymne bizarre, le 86* du X* Màm/ala, qitf demanderait une étude approfondie. Nous nous contenterons d'en relever les principaux traits. Mais nous devons d'abord dire quelques mots d'un autre personnage qui y joue un r61e important, celui de Vrishâfcapi.

Le nom de vvishàkapi signifie a singe mâle ». Celui qui le porte, appelé encore au vers 3 un « animal jaune », ami d'Indra (vers 12, cf. 4), qui ne peut goûter de joie sans loi (vers 12), est un sacrificateur mythique (vers 1-2; 12; 18)^* Il a pour ennemi un a chien » qui veut le « mordre à l'oreille » (vers 4), c'est-à-dire peut-être lui faire entendre des paroles ' « mordantes » : « Le singe {kapf} a profané en les ma* nifestant les œuvres qui m'étaient chères. Je veux lui briser la tête... * » (vers 5). Signalons en passant la ressemblance de ce mythe avec celui de l'hostilité de Tvash^ri contre les trois sacrificateurs mythiques appelés /îibhus ^. Lui aussi dit au vers I, 161, 5: a Tuons-les^ ceux qui ont profané • la coupe où buvaient les dieux ! » C'est aussi Tvashiri qui paraît être désigné aux vers I, 161, 13 et IV, 18, 13, par leneài de « chien ^ ». Enfin, comme les /îibhus qui vont dormir dans la demeure de Savitri*, Vrishâkapi, son œuvre accom-

1 . On contestera peut-être que cette pâle figure, analogue à Varunâiil, à Agnâyi, épouses de Varuna, d*Âgni, etc., puisse représenter rien'de prëcU, et je crois en effet que le nom est ici antérieur au mythe, lilais il reste permit. de chercher si « l'épouse d'Indra», conçue d*abord d*ane façon presque ab** traite, n*a pas été identifiée après coup à quelque élément, soit des phénomènes, soit du cuite.

2. Le rôle d'Indrâ;i1 n*est pas moins effacé dans rAtharva-Veda. Remar^ quons seulement qu*au vers XIV, 2, 31, réponse est invitée à s'éreiller dès Taurere » comme Indràrai ». Y aurait-il là une allusion à Tidentité (VindrâTii avec la prière qui, elle aussi, s'éveille à Taurore?

3. L'hymne entier est un dialogue entre Indra, IndrâTtl et Vrishâkapi. Mais au vers 5, il semble bien que c'est le chien qui parle, ou plutôt que le peiv sonnage, quel qu'il soit, auquel devra être attribué le vers 4 (Toir plus bas) le fait parler.

4. C*est en réalité Vrishâkapi qui triomphe de son ennemi^désignéaii ^psrt 18 par le mot obscur parasvat, et au vers 2S, par les mots pulwigho waifftàk « animal très malfaisant n.

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