‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 159 sur 335 · Ibid, p · texte numérisé non relu

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plie, « remonte » dans une demeure où il va jouir du sommeil (rers 21 et 22). Quoi qu'on doive penser d'ailleurs décès rapprochements, il n'est pas douteux que Vrishâkapi soit un sacrificateur mythique, et il est vraisemblable à priort que, comme la plupart des personnages de ce genre, il représente Agni ou Soma. Je crois qu'il peut être en effet identifié au dernier, et que ses rapports avec Indrânî, qui nous intéressent seuls ici, trouvent leur meilleure explication dans les rapports de Soma avec la prière.

Soma avait été, aussi bien qu'Indra, quoique à un autre point de vue S considéré comme Tépoux ou l'amant de la prière. Or, dans notre hymne X, 86, Vrishâkapi « recherche » {abhi man, cf. IV, 20, 5; X, 27,11). Indrânî. Indrânt s'offense de cet amour dont il la poursuit « comme si elle n'avait pas d'époux, alors qu'elle est Tépouse dlndra «(vers 9). Mais Indra, lui, n'est pas jaloux. Il reproche à Indrânî de tourmenter son ami Vrishâkapi (vers 8) sans lequel il ne saurait goûter de joie (vers 12), et aussitôt après, au vers 13, nous rencontrons le nom de vrishdkapdyi, épouse de « Vrishâkapi d, qui paraît désigner le même personnage qu'Indrânî^. Le partage s'accomplit, du consentement, ou plutftt par la volonté dlndra. Ce mythe bizarre symboliserait l'idée souvent exprimée qu'Indra n'aime, ni le breuvage sacré sans la prière, ni la prière sans le breuvage sacré, cf. Vn, 26, 1 : il veut donc que son union avec la prière soit accompagnée de l'union de la prière avec le Soma. Tant que cette union des deux éléments essentiels du culte n'est pas consommée, il néglige le sacrifice. C'est ce qui permet peutêtre d'expliquer les premiers vers de l'hymne. Ils nous montrent Indra négligeant Vrishâkapi, bien que le dieu ne doive pas trouver ailleurs de Soma à boire (vers 2, et que rien ne semble justifier sa colère ^ contre celui qui fut son protégé

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