Voir plus haut, p. 24 et
t. Le Dom d*Iiidrànt ne reparait plus dans la suite de Thymme. Quant à Vrishàkapayi , elle offre il est vrai des sacrifices à Indra ; mais V « épouse dlndra » nVst-elle pas appelée aussi au vers 10 vedhâ ritasya a Tordonuatrice du sacrifice » ?
3. Je ne crois pas que le vers 3 puisse être mis dans la bouche d'Indra, et ÎBtarprété comme un premier reproche du dieu à Indràni. Le dernier pàda en effet parait signifier : a (Pourquoi) Timpie est-il prospère t » C'est Vfishàhjtpi^ (ou le poète parlant en son propre nom), qui reproche à Indra son abandon, et te plaint au vers suivant (ou plaint Vrishâkapi) d'éire menaeé par le « ehien ». Au vers i, c*est, à ce qu*il semble, Indra lui-même, l'ami de ATrishAkapi, qui rappelle les succès anciens remportés sur Timpie.
(vers 3» cf. 4). Mais quand Indrânî est devenue Vrishâkapàjî^ quand la prière qui refusait de s*unir à Soma est devenue son épouse en même temps que celle d*Indra, Vrishâkapi triomphe de l'ennemi S et tous les trois * remontent ensemble dans leur séjour céleste (vers 22).
Nous trouverons dans l'étude que nous devons consacrer a Kutsa, ancien sacrificateur et ami d*Indra comme Vri8h&kapi, et représentant comme lui Soma ou Agni, une allusion malheureusement bien vague à un mythe qui n'était peut-être pas sans ressemblance avec celui de Vrishâkapi et d'Indrâni. La femme « connaissant la loi » qui cherche à distinguer Indra et Kutsa dans la commune demeure où ils se sont établis « sous des formes semblables », IV, 16, 10, pourrait bien être leur commune épouse ^, et représenter également la prière.
Il va sans dire qu'Indrânî, et plus généralement la prière épouse d'Indra peut être une prière céleste. Au vers IV, 24, 8^ réponse qui mugit après le taureau Indra au moment du combat sera, s'il s*agit d'un combat céleste, la prière qui se fait entendre dans l'orage, c'est-à-dire qu'elle représentera le bruit du tonnerre, comme ces épouses qui, au vers I, 103, 7, où se trouve la mention expresse d'un combat contre le démon Âhi, acclament Indra en compagnie des dieux, cf. I, 61, 8. Même sur la terre, la prière qui va trouver Indra comme un époux et se pare pour lui de ses plus beaux vdtements, III, 39, 1-2, cette prière transmise aux sacrifiants actuels par • les ancêtres, a une origine céleste^ ibid.
La figure qui fait de la prière une épouse du dieu qu'elle séduit, et qui la rend féconde, est curieuse. Elle méritait d'attirer notre attention comme un nouveau témoignage de la familiarité des rapports que la terre, selon les idées védi* ques, entretient avec le ciel. Mais nous ne devons pas oublier que la conception essentielle du sacrifice est celle qui lui attribue la propriété « d'accroître » les forces des dieux, et particulièrement d'Indra, de porter secours au dieu guerrier dans les combats qu'il livre au démon. C'est cette conception que