‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 167 sur 335 · Et & Agni, I, 9k · texte numérisé non relu

Et & Agni, I, 9k

6. On «charpente » aussi des prières comme des chars pour Agni, V, 2, 11, pour les Açvins, V, 73, 10, et le char de ces divinités parait être identifié avec rhymne au vers V, 74, 8, cf. III, 58, 5. La prière est encore comparée à un char au vers Vil, 34^ 1, cf. X, 119, 5. On invite Agni & s'atteler lui-même à la prière comme à un char, X, 4, 6.

fait delà prière un char pour Indra ^x>. C*est par allasion à la même âgure qu'on dit « charpenter des prières pour ludra* », VI, 32, 1 ^. Ailleurs, la figure du navire remplace celle du char : le poète envoie à Indra et Agni son hymne comme une barque pour passer une rivière, X, 1 16,9.

D'autre part, Thymne est comparé à un cheval que le prêtre rend pour lui poli et luisant (littéralement, oint) « avec la cuiller », c'est-à-dire avec l'oifrande qui l'accompagne, I, 61, 5. La même comparaison est impliquée dans les passages qui nous montrent la prière a caracolant d en sortant du cœur, III, 39, 1 *, cf. X, 47, 7, le prêtre envoyant à Indra une prière « attelée par l'esprit », VIII, 13, 26, cf. IX, 100, 3 et IV, 23, 5, les prêtres invoquant Indra pour qu'il attelle les prières qui les sauvent, VII, 27, 1. Les chevaux qui, selon l'étrange expression du vers V, 31, 9, doivent a traîner » Indra et Kutsa « par l'oreille^ », ne peuvent représenter aussi que la prière ^, comme la roue de char que les prêtres tournent (fabriquent) « à l'oreille d'Indra »f cf. VIII, 86, 12. Les deux Haris d'Indra, que nous avons déjà vus identifiés aux Somas. le sont également aux prières ^. C'est « avec la pensée » que les /?ibhus ^ ont fait les deux Haris ^, III^ 60, 2, qui sont attelés par la parole, I, 20, 2.

1. Le nom d'Indra est remplacé par celui des Açvins dans une formait semblable au vers X, 89, 14.

S. Et pour d'autres dieux, cf. II« 35, 2; III, 38, 1.

3. Etqn*on prie Agni de « prêter attention à celui qui a un bon char », m, 14, 7, qu*on attribue aux Açvins un char a éloquent » I, 112^ 2 (cf. le navire éloquent, II, 16, 7, et le navire des prières, I, 46, 7}, et d*Agni qu'il u attelle » Thommage etquMl le « traine i, I, 65, 1.

4. Dans le même passage, elle est considérée comme Tépouse d*Iadra; mais ces combinaisons de figures disparates sont très fréquentes.

5. Littéralement a à Toreille ». Mais le locatif peut ici indiquer la « partie », à moins que le poète ait simplement combiné les idées de a traiotr » et tt parler à Toreille », et. VI, 48^ 16.

6. C*est encore en ce sens qu'on dit d'Agni qu*il aide à atteler les prièrea, I, 18, 7, cf. X, 13, 1, ou qu'il attelle les chevaux qui « appellent » le mieux les dieux, VIII, 64, 1, qu'il est le a conducteur » {yantri, cf. I, 162, 19; X 22, 5), des prières, III, 3, 8, ainsi que Brahmanaspati, II, 23, 19. Au TeraX, 14, 4, est exprimé le vœu que les formules a traînent » Yama sur le lieu du sacrifice. Le char des Açvins est traîné par la prière, X, 40, 1.

7. Cependant, au vers I, 54, 3, les Haris semblent opposés, en qualité de chevaux célestes au char de l*hjmne chanté en l'honneur d'Indra, char qui est placé et devant eux » et non derrière^ parce que c'est la prière qui « agit » sur les Ilaris, et non les Haris sur la prière. Ce serait là un de cet paradoxes auxquels se plaisent les Aishis.

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