Voir ci-dessus, p. 271 et note
4. Il figure encore dans l*Atbarva-Veda, IV, 29, 6, comme un favori dlndra et de Varuna.
prière i Indra dans son union avec Soma. Or c*est, selon toute vraisemblance, cette même Mudgalânî qui est appelée au vers II « le trait d'Indra, indra-senâ^ », en même temps qu'elle y figure comme « cocher », cf. vers II. C'est la combinaison que nous avions annoncée. L* a abandonnée » qui a trouvé un époux, au vers II, est sans doute encore Mudgalânî, la prière épousée par Indra ^ Mais le détail étrange que nous avons relevé au vers VI me parait impliquer encore une quatrième figure pour la prière. Les a excréments » du taureau attelé et courant avec le char, de ce taureau que nous avons vu aussi « uriner ^ » au milieu du combat, tombent sur Mudgalânî : le poète, ou plutôt le faiseur d'énigmes, veut sans doute donner à entendre, parce trait bizarre, que Mudgalânî est placée au-dessous du taureau, c'est-à-dire, d'une part, comme au vers X, que le taureau attelé est en même temps sur le char où il fait fonction de cocher (et en efiet le keçin, cocher dlndra dans le même passage, doit être notre taureau, gratifié d'une épithète du cheval * par une nouvelle combinaison d'images) ; d'autre part, que la prièro est descendue du rôle de cocher à celui d'attelage d'Indra. Ainsi que Soma, en efi'et, les prières ne sont pas toujours considérées comme dirigeant le char et les chevaux d'Indra. Biles sont souvent confondues avec le char ou l'attelage même. Le poète envoie l'hymne à Indra ^ comme un char, I, 61, 4; il çstl'artisan qui le lui « charpente •», ibid., V, 29, 15, cf. II, 20, 1. C'est ainsi qu'autrefois les ^yus ont fabriqué pour lui comme un char la prière qu'on lui adresse encore, 1, 130, 6, que les Anus, en le célébrant dans leurs hymnes, ont fabriqué un char pour son cheval, V, 31, 4. «Nous avons », dit l'auteur du vers IV, 16, 20, a comme les Bhrigus,
i. Remarquez que Tarme d^Indra, Senà, est devenue son épouse comme la prière, Ait-Br. III, 22, et a été identifiée à Indrânl, T. S. II, 2, 8, 1.
2. Au vers II, il est aussi question du vêtement de Mudgalânî, rappelant les parures que prend la prière pour plaire à son époux Indra. Voir p. 268.
5. A moins qu*il ne s'agisse là du nuage, cf. I, 64, 6 et V, 83, 6. Si le taurdau est toujours Soma, son « urine » peut représenter, avec la pluie, tous les dons qu*il « répand » sur la terre. La suite du vers confirme cette interprétation : c*est « par lui ^ que Mudgala a conquis des milliers de Taches.