‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 17 sur 335 · Voir Uarticle précédemment cité, p, 125 et suivantes · texte numérisé non relu

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rent sont au nombre des plus curieuses que nous ayons à étudier dans ce chapitre. Seulement, comme le même terme peut désigner aussi toutes les autres mères ou épouses de Soma, nous devons renvoyer Texamen de ces formules à la section suivante.

Nous savons que Soma a été considéré comme Tinspirateur de la prière. C'est peut-être en ce sens qu'il faut entendre les formules d'après lesquelles Soma précède la parole, IX, 7, 3; 62, 25 et 26 ; 86, 12 ; 106, 10. Elles seraient équivaleutes à celle du vers IX, 103, 4, qui fait de Somale conducteur des prières. Nous lisons ailleurs que Soma « engendre » la parole, IX, 86, 33 ; 106, 12, les chants. IX, 25, 5, la prière, IX, 107, 18, 'les prières, IX, 95, 1. Enfin, il est au vers IX, 96, 5, formellement appelé le « père » des prières, et la même qualification lui est donnée encore au vers IX, 76, 4, où elle est accompagnée en quelque sorte de son commentaire dans cette expression : a II a fait mugir la prière. »

Mais ce père des prières est, à un autre point de vue, leur époux. Pour comprendre cette transformation des rapports mythiques conçus entre la prière et le breuvage du sacrifice, il faut se rappeler d'abord que celui-ci doit être toujours accompagné de celle-là. Nous ne relèverons pas ici tous les passages où, comme aux vers VII, 35, 7 ; IX, 85, 7; 94, 1, ces deux éléments du culte sont simplement nommés ensemble. Nous n'insisterons pas non plus sur ceux qui nous montrent Soma acclamé par les prières, IX, 68, 8 ; 86, 17 ; 104,4, par les sept* prières, IX, 103, 3. Une expression telle que « l'éloquence accompagnée du Soma » X, 113, 8, et les passages qui ébauchent l'idée d'un couple dans la formule « ces deux choses, le Soma et la prière », VIII, 50, 1, cf. X, 32, 1, sont déjà plus significatifs. Mais le texte décisif est celui-ci : « Le Soma n'enivre pas Indra, quand il n'est pas exprimé ; même exprimés, les Somas n'enivrent pas Indra quand ils ne sont pas accompagnés de la prière », VII, 26, 1, cf. 2. On comprendra maintenant aisément que le Soma ait été considéré comme l'époux de la prière. Dans la formule vàcas palih, IX, 26^ 4; 101, 5, cf. 75, 2 et 99, 6, le mot pati peut avoir le sens de maître aussi bien que d'époux. Mais la qualification de « mâle des prières », IX, 86, 19, n'est susceptible que d'une seule interprétation.

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