Voir III, p
nages réels. Qae le favori dlndra devienne souvent son allié, ou pour parler le langage de la grammaire, que le datif de son nom soit souvent, dans les formules que nous aurons à citer, remplace par Tinstrumental, il n'y a rien là qui puisse étonner dans des hymnes dont les auteurs mêmes proposent souvent, comme nous Tavons vu S leur alliance au dieu qu*ils invoquent.
Cependant il ne faut pas oublier non plus qu* Agni et Soma ont été conçus eux-mêmes, tantôt comme des prêtres *, tantôt comme des alliés ' du dieu dont Tun est le breuvage favori et l'autre Téchanson habituel ; que, même sous leurs formes célestes, ils ne sont pas toujours considérés comme le butin des combats livrés par Indra, mais qu'ils gardent souvent, et leurs fonctions sacerdotales, et leurs attributs guerriers, en un mot qu'ils contribuent, et contribuent par le sacrifice, aux victoires dont le résultat est leur propre délivrance en même temps que celle des eaux ou des aurores *. Il parait donc possible que les prétendus favoris ou alliés d'Indra ne soient souvent que des représentants mythiques d'Agni et de Soma, et l'analyse des légendes qui les concernent changera pour un bon nombre d'entre eux cette possibilité en certitude.
Les ennemis qulndra combat pour ses protégés, et avec eux, sont souvent aussi désignés par des noms propres. Beaucoup d'entre eux sont certainement des démons que nous aurions pu ranger à la suite de ceux qui ont été étudiés dans la dernière section du précédent chapitre, s'il n'y avait pas eu avantage à les rapprocher des personnages auxquels la légende a coutume de les opposer.
Ces derniers d'ailleurs peuvent combattre des personnages mythiques sans qu'il y ait là toujours une raison suffisante de mettre en doute leur réalité historique, et de les ramener à de simples réprésentations du feu ou du breuvage sacré. Les premiers des dons que les hommes attendent d'Indra sont, nous l'avons vu, la lumière et la pluie. Ces trésors célestes sont le prix des victoires que le dieu guerrier remporte sur les démons. Mais les hommes, et surtout les prêtres, concourent à ces victoires par leurs sacrifices, et si l'on se rappelle