Voir plus bas, p
4* Le nom de Virûpa est aussi dans une relation étroite avec celui d'An
Ces Navagvas et ces Daçagvas, ancêtres, VI, 22, 2; X, 14, 6, et /îishis, X, 108, 8, instituteurs du sacrifice, II, 34, 12, peuvent passer pour des personnifications du feu. Le nom de Navagvas est donné une fois aux flammes d'Agni, VI, 6, 3, et nous Tavons expliqué S ainsi que celui de Daçagvas, par la conception de neuf et de dix séjours du prêtre mythique représentant Agni ou Soma.
Quant aux Angiras, leur origine ignée a été suffisamment établie. Ajoutons seulement que le nom d* Angiras par excellence, angirastama, est donné à Soma, IX, 107, 6, comme à Agni, et qu'au vers X, 70, 9, les Angiras sont les compagnons de Tvashiri, c'est-à-dire qu'ils ont pour chef un personnage qui a été quelquefois identifié, comme Angiras, à l'Agni ou au Soma céleste'.
Eux aussi sont des ancêtres, I, 62, 2; 71,2; X, 62, 2, et des prêtres, VII, 42, 1, qui ont connu la première loi du sacrifice, X, 67, 2, et ce double caractère s'explique parfaitement par des emprunts au personnage d'Agni ou de Soma. Ils sont d'ailleurs appelés les fils du ciel, III, 53, 7; X, 67, 2, cf. 62, 6, et figurent dans des énumérations i côté des i4dityas et des Vasus, VII, 44, 4, des Maruts et de Vishnu, VIII, 35, 14. On leur ofi're le Soma, IX, 62, 9, et ils sont célébrés comme des dieux au vers III, 53, 7, et dans tout l'hymne X, 62. Il est vrai que, d'après le premier vers de cet hymne, c'est par le sacrifice qu'ils ont acquis l'immortalité, X, 62, 1. Mais ne dit-on pas des dieux mêmes que c'est par le sacrifice qu'ils ont acquis leurs droits au sacrifice, I, 164, 50;X,90, 16?
Plus généralement, les « anciens pères », les Pi tris, pour les appeler de leur nom sanskrit, s'ils n*ont pas toujours été des dieux, se sont du moins élevés au rang de convives des dieux, VII, 76, 4, cf. 5. C'est trop peu dire encore. Ce ciel qui devenait leur dernier séjour avait été leur berceau, ou tout au moins le berceau de leur race ^. A la racine de leur arbre généalogique nous devons toujours supposer quelque personnage analogue à Angiras, à VasishÀa et
giras, I, 45, 8; III, 53, 7, cf. VIII, 64, 5 et 6 et X, 14, 5. Il n'était sans doute à Torigine qu'une épithète des sacrificateurs mythiques, et particuUèrement des Angiras, X, 62, 6, considérés comme changeant de formes, cf. III, 38, 7 et 9; X, 78, 5, ainsi qu^Agni lui-même, VIII, 64, :> et 6.
i. Voir III, p. 47 et 49.
.i. Voir I. p. 31 et suiv.
aux autres représentants du feu ou du Sonia» comme, inversement, dans les derniers rameaux des races qui portent les noms d*Ângiras, de Vasish^ha, etc., nous sommes forcés de reconnaître des familles réelles. Sans doute, le caractère surnaturel des œuvres qui sont souvent attribuées aux Pitris n'est pas à lui seul une raison suffisante de regarder les personnages désignés par ce nom générique comme des êtres parement mythiques ; car les Rishis védiques vantent parfois en termes tout aussi hardis l'efficacité de leurs propres sa* criflces, et les Pitris dont ils célèbrent les prodiges sont au moins une fois expressément appelés des Pitris «c humains », IV, 1, 13. Disons mieux. Les formules mêmes où figurent des noms d*origine aussi évidemment mythique que celui d'Angiras, pouvaient, dans la pensée des poètes qui les répétaient, exprimer l'efficacité d*un sacrifice terrestre semblable à ceux que célébraient encore les familles réelles qui portaient ces noms. Il n*en reste pas moins établi que les premiers Ângiras étaient des représentants du feu, et que les formules concernant les Pitris en général semblent modelées sur celles qui conservaient le souvenir de ce mythe primitif. Dans les unes comme dans les autres, la croyance à Tefficacité propre et absolue du sacrifice parait se confondre avec la conception qui fait du feu, sous ses difiérentes formes, le père et le prototype de tous les sacrificateurs terrestres et célestes.
Nous avons déjà cité ^ un bon nombre de passages constatant l'action que les pères en général, et les Angiras en particulier ont exercée par le sacrifice sur les phénomènes célestes. Ils ont, par exemple, délivré les vaches aurores. Or l'aurore a aussi brillé pour le Navagva et le Daçagva, IV, 51, 4, et les Navagvas ont, par le sacrifice, conquis l'amitié de cette fille, X, 61, 10, cf. 11, qui est en même ■ temps l'amante de son père, ibid. 7, et dans laquelle nous avons reconnu une forme de la femelle céleste cachée, aurore ou nuée *.
D*après le vers IX, 86, 23, c'est Soma qui a « ouvert rétable » pour les Angiras. C'est par lui que les pères anciens ont accompli leurs œuvres, IX, 96, 11, et fait sortir les vaches de la montagne en la brûlant, IX, 97, 39. Enfin, il