Nous reviendrons sur Atithigva, p
Bergaionb, La Religion védique, II. 22
destinées changeantes de ces personnages et par leurs rapports amicaux ou hostiles avec les auteurs des différente hymnes où ils sont nommés. Nous avons indiqué à 1* avance la solution de cette difficulté. Kutsa, comme Ayn ^, et, nous pouvons ajouter, comme Atithigva, a. le caractère équivoque qui appartient surtout au père, au gardien avare d*Âgni ou de Soma, mais que prennent aussi quelquefois Âgni et Soma eux-mêmes, en tant qu'ils sont cachés ou dérobés aux regards des hommes. Entre la conception qui fait du feu céleste un allié, et celle qui fait de lui on ennemi dlndra, s'en place une autre d'après laquelle il est le butin de la victoire. On pourrait interpréter en ce sens le vers 1, 53, 10, portant seulement que Kutsa, Atithigva et Ajn ont été soumis à Tùrvayâna. C'est ainsi encore qu'au vers IV, 26, 1, le personnage qui s'identifie à divers Risïns mythiques et s'attribue les œuvres d'Indra dit qu'il s'empare de Kutsa iirjuneya^.
§ VII. — IÇAN^ K.4VYA
Le nom d'Uçanâ se rencontre dans les hymnes, tantôt seul, 1,51,10; 130,9; IV, 16,2; 26, 1 ; V, 29, 9; 31, 8; 34,2; VIII, 7,26; IX, 87,3; 97,7; X, 22,6; 40, 7 ^ tantôt accompagné du nom deKâvya,I,51, 11,83,5; 121,12; VI, 20, 11; VIII, 23, 17. On pourrait, il est vrai, être tenté de croire que ce mot, dont le sens étymologique doit être « fils du sage » ou « ayant les qualités d'un sage », est un simple adjectif, jouant, dans les formules qui concernent Uçanâ, à peu près le même rôle que l'épithète kavi «sage » dont le nom d'Uçanâ est accompagné aux vers I, 130, 9 et IV, 26, 1, ou que le mot kâvya* « sagesse », dont il est rs^pproché