‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 210 sur 335 · Le Pancavimça-Br&hmana fait de lui un roi, XXV · texte numérisé non relu

Le Pancavimça-Br&hmana fait de lui un roi, XXV

comme le personnage dont il est question dans une formule déjà expliquée « la peau du dormeur ». On a vu* que ce dormeur n'est autre qu'Agni ou Soma^ En tout cas, il est impossible de conserver des doutes sur la vraie nature de l'ennemi qu'Indra combat en compagnie de Namî, I, 53, 7, et pour lui, VI, 20, 6 ^, c'est-à-dire de Namuci.

Namuci est rapproché au vers VII, 19, 5 du Vritra sur lequel Indra conquiert quatre-vingt-dix-neuf et même cent forteresses, et il est compris au vers II, 14, 5 dans une énumération d'ennemis du même dieu, Açna, Çushna, Vyatnsa, Pipru et Rudhikrâ, dont nous avons déjà reconnu ou dont nous reconnaîtrons plus loin le caractère mythique. Il est lui-même un démon, et c'est certainement en ce sens que nous devons interpréter le nom de ddsa qui lui est plusieurs fois donné, V, 30, 7 et 8; VI, 20, 6; X, 73, 7. Il reçoit aussi d'ailleurs celui d\tsiira, X, 131, 4, dérivé d'flwwra, qui le rattache à cette classe d'êtres équivoques appelés Asuras dans laquelle se confondent, comme nous le verrons *, les démons et ceux des dieux védiques dont le caractère est tour à tour bienveillant et malveillant.

Namuci est, comme les autres démons, frappé, II, 14, 5; VII, 19, 5, abattu, I, 53, 7, par Indra. Mais le trait caractéristique du mythe qui s'est fixé sous son nom est que ce dieu lui iK baratte » la tête, V, 30, 8 et VI, 20, 6. Je traduis dans le sens étymologique le participe matliâyan, et je crois avoir d'assez bonnes raisons pour le faire. Il est question aussi dans plusieurs passages de la tête de Vritra, et dans tous, I, 52, 10; VIII, 6, 6; 65, 2, il est dit qu'Indra la fend. Mais quand il s'agit de la tête de Namuci, nous trouvons, au lieu de la racine hhid « fendre », ou bien cette racine maruh dont le sens étymologique est « baratter », ou bien le causal de la racine vrit, avec, VIII, 14, 13, ou sans, V, 30, 7, le préfixe ud; or, cette seconde racine exprime pareillement un mouvement giratoire. Je ne saurais voir là une coïncidence purement fortuite. D'ailleurs, il me semble impossible de trouver au

2. L'étrange patronymique sdpya (de sapa « pénis ») qui accompagne le nom de Namt aux vers VI, SO, 6 ; X, 48, 9, n'aurai tri 1 pas le même sens que tànva ei tanû-napât (voir plus haut, p. 100)? Nàm! serait né directement de son père.

3. C'est sans doute encore Nami qui est désigné par le nom de rishi an vers X, 73, 7.

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