Et des Maruts, VIII
49, 8, cf. VIII, 45, 27. Il a apaisé pour eux les eaux, V, 31, 8, et les leur a fait traverser, I, 174, 9 = VI, 20, 12, « bien qu'ils ne sussent pas nager », IV, 30, 17, cf. II, 15, 5. Sans doute^ il est possible que ces formules célèbrent le passage réel de Tune ou de plusieurs des rivières qui coulent entre la première patrie des i4ryas et la vallée du Gange, où ils sont venus plus tard s'établir*. Mais elles doivent être tout au moins empruntées à des récits d'aventures mythologiques *. En effet ce n'est pas seulement aux hommes, cf. VII, 32, 27, qu'Indra a fait traverser les eaux. Ge genre d'assistance, devenu comme le type de celle qu'ils attendent de lui dans un danger quelconque, VIII, 86, 15 et passim, n'a pas non plus manqué aux dieux. Nous lisons au vers X, 104, 8, qu'Indra a trouvé un passage pour les dieux comme pour ManuSi cf. I, 165, 8, à travers les sept et les quatre-vingtdix-neuf rivières. Ces rivières, qu'il traverse lui-même, tftid., cf. Vin, 85, 1 ; X, 108, 4, lors de sa victoire sur Ahi-Vritra, I, 32, 14, sont évidemment des rivières mythiques. On a pu dire qu'il les avait arrêtées, V, 32, 1 (comme on a dit qu'il avait arrêté les montagnes mobiles, II, 11, 7; 12, 2, c'est-à-dire les nuages ^), non pas, je crois, pour donner à entendre qu'il avait mis an à des pluies excessives *, mais par allusion à quelque personnage sauve des eaux. Nous verrons plus tard par la légende de Bhujyu ^ que le type des personnages de ce genre est Soma ou Agni. Ajoutons qu'Agni
1. C*est une expédition de ce genre qui est célébrée dans l'hymne III, 33. La Vip&ç et la Çutudri (vers 1) qui s'apaisent à la prière du fils de Kuçika (rers 5), c'est-à-dire de VicvÂmitra, cf. III, 53, 9 et 12, pour laisser passer les Bharatas (vers 9-12}, sont des rivières réelles. Voir pourtant la note suivante.
t. C'est ainsi que dans Thymne III, 33 (voir la note précédente), une formule qui ne convient proprement qu'aux rivières célestes est appliquée à la VipAç et à la Çutudri, traversées par les Bharatas : les rivières, prenant la parole, déclarent qu'elles ont été délivrées par Indra dans sa lutte contre Ahi-Vritra (vers 6 et 7, cf. i).
3. C*e8t là, je crois, la signification primitive des montagnes mobiles. Hais il semble bien que dans l'un au moins des passages cités, II, 12, 2, le mot parvata est pris au sens propre. On y lit en effet qu'Indra a aussi consolidé la terre vacillante. Ailleurs encore il est dit, non seulement qu'Indra a consolidé, étayé les mondes, II, 15, 2, ei passim, mais qu'il a arrêté la terre dans sa marche, II, 15, 5, cf. X, 149, 1, qu'il a fixé a le père et la mère » mobiles, X, 120, 7.
4. Le vers 10 de l'hymne V, 83 à Parjanya est. à ma connaissance, le seul passage du Aig-Veda qui fasse allusion à la possibilité d'un « excès i de pluie. Cf. cependant encore le vers IV, 30, 12, où Indra parait arrêter une inondation.