Voir plus bas, p
' 2. Littéralement c le gâteau »,ptiroMf.
gare bien l'idée d'ane rivière céleste, a la grande rivière qui renferme toutes les vaches ». L'auteur du vers I, 61, 11, à propos du même événement, joue sur le nom de Turvîti, en disant qu*Indra « qui fait traverser », turvani, a fait un gué pour celui qui traverse, turviliK Au vers I, 36, 18, enfin, Turvîti figure avec Turvaça et Yadu dans Ténumération des personnages que le suppliant appelle par Tintermédiaire d'Âgni €1 comme une force contre le Dasju ».
Si Vayya^ est identifié avec Soma, Turvîti est, auversl, 112, 23^ rapproché du personnage incontestablement mythique de Kutsa ilrjuneya^. Bref, la réalité historique de Turvîti et de Vayya soulève les mêmes doutes que la réalité de Turvaça et Yadu, et même quelques-uns de plus. Les nouvelles raisons de doute sont d'ailleurs dans une certaine mesure applicables à Turvaça et Yadu, en vertu de l'analogie des deux couples. Enfin cette analogie même est un dernier et peut-être le plus fort argument en faveur du caractère mythique, soit des personnages eux-mêmes, soit tout au moins des formules où s'est fixé le souvenir de leurs aventares.
§ XIV. — Druhyo et Anu.
Les passages où ces deux noms ensemble sont rapprochés de ceux de Turvaça et de Yadu ont été déjà cités *. Ils figurent encore ensemble au vers VII, 18, 14. Mais chacun des deux est en outre employé plusieurs fois seul, et ils ne paraissent pas former un couple aussi étroitement uni que celui de Turvaça et Yadu.
Le mot druhyUy tiré de la racine druh, qui a formé sans suffixe un autre mot désignant la tromperie personnifiée, le démon, semble lui-même un nom essentiellement démoniaque. En fait^ les Druhyus sont rangés parmi les ennemis d'Indra et de son protégé Sudâs au vers 14 de l'hymne VII, 18, et au vers 12, le nom de Druhyu est construit au singu-
i« Cf. dans le même vers le jeu de mots dâçushe daçasyan,