Nommé aussi seul, comme protégé des Açvins, I
3. Et de celui de Dabhîti dont le nom est formé, avec le même suffixe, de la racine dabh, et 8*il n*était pas un nom mythique, aurait été, comme celui de Turili, le nom d*un prédestiné. Voir plus haut, p. 350.
4. Ainsi que celui où Druhyu est rapproché de Trikshi et de Pûru , VI, 46, 8, et ceux où Anava. est rapproché de Turvaça, VIII, 4, 1, et de Pûru, vu, 18, 13.
lier, parallèlement à celui d*an certain Kavasha (c qui avait crû dans les eaux », c'est-à-dire d'un Sosie quelconque de Vritra. Le vers 6 parle cependant de V « obéissance » des Druhjnis, et, ce qui est plus caractéristique, ils y figurent en compagnie des Bhrigus. Tout s'explique s'ils représentent comme ceux-ci des possesseurs du feu céleste, et, en dernière analyse, le feu lui-même. Tantôt ils livrent le feu ou se livrent eux-mêmes de bonne grâce aux hommes, ou «à Indra leur alliée et alors ils peuvent être assimilés aux Bhrigos. Tantôt, plus fidèles à leur nom, ils restent des démons qu'Indra doit combattre et déposséder.
Les Anus sont compris au vers 14 de l'hymne VII, 18, parmi les ennemis d'Indra et de Sudâs. Le dérivé ànava désigne également au vers 13 Tennemi dont Indra a distribué les biens à un personnage ou à une race du nom de Tritsu, dont la signification mythique ne saurait guère être mise en doutée A plus forte raison, l'ennemi de Tritsu doit-il être un personnage ou une race mythique, et, en effet, l'ilnava est rangé au vers VI, 62, 9, avec a la parole trompeuse » et le Rakshas, parmi les ennemis démoniaques d'un dieu qui est probablement Agni. Cependant, Agni lui-même reçoit au vers VIII, 63, 4, le nom d'ilnava; et au vers V, 31, 4, les Anus figurent, comme ayant fait un char à Indra, à côté de Tvashiri qui a forgé sa foudre, et des prêtres qui, avec leurs hymnes, lui ont donné la force de tuer Ahi. Ce dernier passage est tout à fait significatif. Le rapprochement de Tvashfri, en particulier, qui tour à tour est l'ennemi d'Indra ou lui forge luimême sa foudre, suggère naturellement l'idée que les Anus représentent comme lui le feu céleste, sous sa forme tour à tour bienveillante et malveillante, tantôt se laissant contraindre, tantôt, au contraire, secondant les desseins d'Indra. Nous avions vu les Druhyus rapprochés des Bhrigus. La fabrication du char d'Indra est également un trait de ressemblance entre les Anus et les Bhrigus auxquels la même œuvre est attribuée, IV, 16, 20, cf. X, 39, 14. En somme, les Druhyus et les Anus semblent ne différer des Bhrigus, des Angiras et des autres troupes mythiques de ce genre, que par leur caractère équivoque, tour à tour semi-divin et démoniaque.