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§ XV. - SmA%.
Nous n'avoas pas rinteotion de contester la réalité historique du personnage de Sudâs. A la vérité, dans plusieurs des passages dont le contexte semble impliquer l'existence actuelle du sacrifiant désigné par le mot sudâs j VII, 25, 3; 53, 3; VU, 60, 8 et 9; 64, 3, ce mot pourrait n'avoir que son sens étymologique de « bienfaisant » ou de « pieux d, comme aux vers V, 53, 2; VIII, 67, 4, cf. VII, 32, 10, et aux vers I, 184, 1 ; 185, 9, où il est employé au comparatif. Mais au vers 1 de l'hymne VII, 83, spécialement consacré à la légende du roi Sudâs, nous voyons Indra et Varuna invités à frapper pour lui les ennemis ârya et les ennemis ddsay c'est-à-dire les ennemis de race aryenne et ceux de race étrangère, en un mot des « hommes ». De plus, les vers 22-25, composant une ddnu-stuli à la fin de l'hymne VII, 18, nous donnent une généalogie de Sudâs, fils de Divodâsa, 25, petit -fils de Devavant, 22, et désigné encore par le patronymique Paijavana, 22, 23, 25, qui ne peut s'appliquer qu'à un bienfaiteur réel. C'est d'ailleurs pour nous une bonne fortune de rencontrer enfin, parmi ceux des protégés d'Indra que les hymnes nous font connaître autrement que par quelque mention insignifiante, un personnage dont la réalité historique ne semble pas pouvoir être mise en doute. Sa légende, en effet, va nous permettre de constater, sur un exemple vraiment concluant, le rôle joué par les formules mythiques dans le récit des combats livrés par un simple mortel, soit que ce mortel passe pour avoir vaincu en effet de purs démons, soit que les poètes qui célèbrent ses victoires aient simplement, par l'usage qu'ils font de la langue mythologique, assimilé à des démons des ennemis réels comme leur vainqueur lui-même.
Passons rapidement sur les textes où le pieux sacrifiant Sudâs, VII, 19, 6, protégé d'Indra *, lôirf., et VII, 20, 2, est simplement compris dans des énumérations de favoris du même dieu, renfermant la mention, soit d'un personnage évidemment mythique comme Kutsa, VII, 19, 2 et 3, soit des sept forteresses qu'Indra brise avec sa foudre, I, 63, 7, et