Voir I, p
Nous avons déjà signalé leur assimilation aux /tibhas, qui ont été, comme nous le verrons, considérés comme des sacrificateurs divinisés. On dit des dieux composant la troupe des Maruts, X, 66^ 2, comme ailleurs des ancêtres défunts S qu'ils ont reçu en partage (pour séjour) la lumière du soleil. D'après le vers X, 122, 5, c'est <c dans la demeure du sacrifiant » que les Maruts, d'ailleurs rapprochés là des Bhrigus, ont « purifié le feu », d'où on serait tenté de conclure que le poète les considère comme d'anciens sacrificateurs qui ont d'abord habité la terre. Je remarquerai encore à ce propos qu'ils reçoivent au vers VII, 59, 10, cf. 56, 14, la dénomination de grihamedhat a accomplissant le sacrifice domestique ». Mais je bornerai là ces indications sur la possibilité d'une identification complète des Maruts aux ancêtres ou pitris. Je ne pense pas qu'il faille y joindre l'attribution aux Maruts et aux hommes d'une origine commune, X, 64, 13, cf. I, 166, 13; Vin,20, 21 et 22, puisque les dieux en général ont été considérés comme étant de même race que les hommes ^. Les noms de manavah, I, 89, 7, ou de viçvamanusliàh, VIII, 46, 17 (cf. vicvadevâh), rappellent aussi simplement le mythe qui fait de Manu l'ancêtre des dieux aussi bien que des hommes '. Cependant je dois signaler encore ici un passage que nous retrouverons à propos des rapports des Maruts avec Indra, et d'après lequel les Maruts n'ont pris leurs formes sacrées, leur forme de Maruts, qu'en récompense de leurs œuvres pies, l, 87, 5 et 6. Peutêtre même sont-ils là tout à fait assimilés à ce « père ancien » dont les sacrificateurs actuels suivent l'exemple. Les chantres dont il est dit, au vers 7 de l'hymne X, 92, qu'ils ont forgé la foudre d'Indra dans les demeures des hommes, sont peutêtre les mêmes personnages qui reçoivent au vers précédent les noms de Maruts et de Rudras. Les passages d'après lesquels leur immortalité, cette immortalité que les hommes demandent à partager, V, 55, 4, semble être une immortalité acquise, V, 57,5, sont moins significatifs, la même idée étant ailleurs exprimée pour les dieux en général*. Ceux-mêmes qui, en leur attribuant des séjours dans les diflférents mondes, comptent la terre au nombre de ces séjours, V, 52, 7, cf. 3