‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 233 sur 335 · Voir I, p · texte numérisé non relu

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Bbroaionb. La Religion védique, II. 'ib

' (ef . aussi î, 38, 2, et V, 60, 6, où les trois cieux représeafent peut-être les trois mondes), s'ils rappellent on passage analogue concernant les pitris^ X^ 15, 1 et 2, en rappellent aussi un autre où les trois mondes, la terre comprise, semblent donnés pour séjour aux ildityas en même temps qu'aux Ru(îras> Vil, 35, 14. Ils peuvent s'expliquer d'ailleurs par l'assimilation des Kudras ou Maruts aux vents, Y, 54^ 9,

cf. vm, 83, Ô.

Le sacriâ^ce des Maruts, comme en général les sacrifices des ^eux ou des ancêtres, est le modèle de ceux des sacrificateursactueîs. C'est ce que nous avons eu déjà l'occasion de remarquer à propos des vers I, 87, 5 et 6. Et en efiet les Maruts ont, sous le nom de Ûaçagvas, accompli les premiers \a sacriâce^ II^ 34, 12. Les poètes ne manquent pas de remarquer que l'hymne de louange, le culte, quand il leur est adressé, l'est à des dieux qui chantent eux'^mèmes l'hymne de louange, V, 53, 16, qui pratiquent le culte, I, 165, 14, cf. X, T7, 1. « Invoquons », dit l'auteur du vers V, 45, 4, Indra et Agnidans nos hymnes; car c'est avec des hymnes que les Maruts offrent leur sacrifice. » Cf. Vin, 46, 17 et 18.

Les hymnes des hommes ne sont d'ailleurs pas une simple imitation des hymnes de Maruts. Ce senties Maruts qui, non seulement dirigent le sacrificateur, VIT, 57, 2, cf. V, 54, 6 ; 61, 15 ; X, 78, 2, qui inspirent ses prières, I, 165, 13, mais ^ui « donnent » aux hommes la prière, II, 34, 7 ; X; 64, l2, cette prière a donnée par les dieux » que les hommes leur adressent, I, 37, 4, cf. VHI, 32, 27, d'où la quaKficationde raudra, X, 61, 1, donnée à la prière terrestre.

Ce ne sont pas seulement les hymnes, ce sont aussi les éléments mâles du sacrifice qui viennent des Maruts. Ce roi fait par vibhvan (nom de l'un des /fibhus, lesquels sont comme nous l'avons dit assimilés aux Maruts), ce roi que les llaruts engendrent pour l'homme, ce guerrier « agité par les bras » bâhujûta\ qui vient d'eux, V, 58, 4, ne peut représenter qu'uni ou Sbma. Je crois pouvoir en dire autant de ce héros, de cet ordonnateur divin (asura) que les hommes demandent aux Maruts, VII, 56, 24. On s'explique ainsi pourquoi le vers IV, 26, 4, qui célèbre le mythe de Faigle apportant le Soma à a Manu», est adressé aux Maruts. Ils continuent à arroser la terre de la liqueur céleste, V, 54, 8, contenue dans les eaux de la pluie. Leur sa<^riftce en

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