Ui,p
5. A«K ▼•ny,57,t; X, t2t, 2, ce sont les Mamte qmi reeoitMt l'iéfMMle tndravantàh.
6. Voir la section consacrée à Rudra dans le clMpitme i 4e la qustriàme partie, p. 31 et suiv.
pour alliés, Indra a fendu de sa foudre la tête de Vritra, et répandu les eaux, VIII, 65, 2 et 3^ cf. in, 51, 9, cf. aussi I, 80, 4. Ailleurs ce sont les Maruts eux-mêxnes qui^ avec Indra pour allié, doivent frapper Vritra, I, 23, 9, cf. 7. En un mot, Indra a accompli en leur compagnie tous ses exploii;s divins, cf. V, 30, 8; X, 103, 8, et les hymnes 1^ 100; 101; 185 et Vni, 65 en entier.
Comment les Maruts ont-îls secouru Indra? (Test, diaprés les vers m, 35, 9; VI, 17, 11, en le fortifiant. Ils l'ont fortifié quand il se préparait à la lutte contre Vritra, X, 113, 3, ils lui ont donné la force. Us Tout fortifié dan3 les combats contre Ahi et contre Çambara, III, 47, 3 at 4. Nous connaissons d*av.ance le sens d'une telle forinule. Les Maruts, que nous avons vus déjà souvent assimilés à des sacrificateurs, reçoivent ^.ussi naturellement le nom de prêtres quand ils figurent en compagnie d'Indra, V, 29, 3, cf. 1 et 2. Us Thonorent pour le disposer au combat, lU, 51, 8. Ce Sonwi que nous les avons vus presser, c'est Indra qui le boit, VIII, 12, 16. Ils le lui offrent en même temps qu^ils lui [adressent leurs prières, 1, 165, 4, cf. VTI, 31, 8 et 9, et le mettent ainsi en état de triompher d'Ahi, V, 30, 6. C'est avec ces prières, ces hjjnnes, ces chants, I, 165, 11; 166, 11; 169, 8; V, 29, 1; Vm, 3, 7; 13, 28; 15, 9; 46, 17 et 18, modèles de ceux que lui adressent les hommes {stomâh rudritfâh, II, U, 3), et dans lesquels ils célèbrent encore eux-mêmes les premiers exploits du dieu, I, 166, 7, que les Maruts ont fortifié Indra, I, 85, 2; V, 31, 10; X, 73, 1-3, assuré sa victoire aur Vritra, in, 32, 2-5, cf. I, 52, 9 et 15, ou Ahi, et par suite l'écoulement des eaux célestes, V, 29, 2, cf. 1; 3; 6 et UI, 51, 9. On les prie encore de chanter l'hymne <t meurtrier de Vritra », avec lequel ils ont eux-mêmes fait la lumière» pour qu'Indra tue Vritra de sa foudre, VIII, 78, 1-3, cf. 6- Nous avons déjà cité le vers Vil, 31, 8, où U prière des Maruts devient la compagne d'Indra. Sans doute les chants que les Maruts adressent à Indra représentent les bruits de la foudre ou des vents, et d^autres passages portent en propres termes qu'Indra a été loué par les vents, IV, 22, 4, par les éloges de Vâyu ou du vent, Z, 169, 4. Mais, comme nous l'avons dit déjà à une autre occasion, ils les r^pré^enUot en tant que ces bruits sont considérés comme les prières, les hymnas d*un sacrifice eéleste. Au vers V, 29, 6, la prière
çoiti'épithète iraiêktHbka « eomposëe en
(mètre védique) », et au vers YIII, 46, 17, la mention des chants que les Maruts adressent à Indra est expressément accompagnée de celle de leurs sacrifices.
Remarquons encore que les Maruts ne sortent pas de leur rôle de sacrificateurs en attelant les chevaux d'Indra, I, 6, 2, ou en lui servant eux-mêmes d'attelage, I, 169, 2, et en lui présentant la foudre, cf. VIII, 7, 22 ; 92, 6 et 7, identique au Soma qu'ils pressent, I, 165, 4. La réciprocité des services que se rendent Indra et les Maruts, m, 35, 9; 47, 3, rappelle aussi les passages qui constatent des rapports analogues entre Indra et les sacrificateurs en général.
Les exploits d'Indra sont quelquefois attribués directement aux Maruts. Ces dieux guerriers, I, 85, 8; Y, 59, 5, qui viennent au secours de l'homme dans les combats qu'il livre à ses ennemis. VII, 56, 22; 59, 4; VIII, 20, 20, l'aident en particulier à conquérir les eaux et à « fendre l'étable au sommet du ciel », VI, 66, 8. Ils triomphent eux-mêmes de Vritra, VIII, 7, 23, cf. VI, 48, 21, sur qui ils conquièrent les eaux et le soleil, VIII, 7, 22 et 23. Ils délivrent les vaches, U, 34, 1, et leur trait est comme une hache^ qui fend l'étable et en fait sortir les troupeaux, 1, 166, 6. Mais il est permis de croire qu'ils empruntent dans les formules de ce genre les attributs du dieu auquel ils sont si souvent associés. Bs y restent aussi assimilés à des sacrificateurs. C'est en chantant' qu'ils ont « fendu la montagne », I, 85, 10, et fait briller le soleil, Vm, 29, 10.
Cependant, les relations d'Indra avec les Maruts ne sont pas toujours amicales. Le vers VIII, 12, 29, portant que les Maruts « ont cédé » à Indra, peut déjà suggérer l'idée d'une lutte. D'après un autre passage, VIII, 7, 31, ils l'ont « abandonné ». L'une et l'autre formule rappellent des formules analogues appliquées aux dieux en général, et l'idée de défection pourrait bien n'être, comme nous l'admettrons pour celles-là, qu'une autre forme de l'idée d'hostilité '. Il faut remarquer le tour de la seconde : « Où donc êtes-vousf A qui réservez- vous votre amitié, qiAC vous avez aban-
1. Si l'on admet la correction de M. Roth (dict. de Pét.). En tout cas le sent général parait clair.
S. Ou en faisant de la musique.
3. Voir III, p. 76. Je doute fort qtt*au vers VIII, 85, 7, les Maruts soient distingués des dieux qui ont abandonné Indra. La seconde moitié de 1a stance est une invitation à la réconciliation, qu*on peut rapprocher des hymnes I, 165 et 170 (voir plus bas).
donné Indra? i» C'est d'ordinaire en ces termes que les hommes se plaignent d'être enx-mémes oubliés par les dieux. On les retrouve dans l'hymne I, 165, aux deux premiers vers et au treizième, oji ce sont certainement les suppliants des Maruts qui parlent en leur propre nom (ainsi que dans les derniers vers de l'hymne, 14-15), et qui se préoccupent de la concurrence que peuvent leur faire d'autres sacrificateurs. Mais tout le milieu de l'hymne, du vers 3 au vers 12, est un dialogue entre Indra et les Maruts, où il est question (verso), comme au vers VIII, 7, 31, de l'abandon où ils l'ont laissé : «Qu'était devenue votre coutume (de combattre avec moi) que vous m'avez engagé seul dans le combat contre Ahi ' ? » Indra se plaint des Maruts comme les hommes, et c'est ce qui explique l'intercalation de sa querelle avec ces dieux dans l'hymne qui leur est adressé. Les Maruts d'ailleurs ne demandent qu'à se réconcilier avec Indra (vers 3, 5, 7, 9), et le chantre espère qu'ils se réconcilieront avec luimême (vers 13-15). Indra, disent-ils^ a accompli de grands exploits, grâce à leur alliance, et ils sont prêts à combattre de nouveau avec lui (vers 7), avec le dieu qui « d'ordinaire * est à eux » (vers 5). Mais Indra revendique pour lui seul l'honneur de ses victoires (vers 8 et 10) : il a triomphé seul, sans les Maruts (vers 6), qui reconnaissent en effet sa toutepuissance (vers 9). Cependant, il reconnaît à son tour que € leur prière l'enivre » (vers 11, cf. 12). Ce qu'il lui faut, ce qui l'attire, c'est le sacrifice, avec ses deux éléments essentiels, la prière et le Soma (vers 4), et c'est sans doute rémission du sacrifice qui l'avait irrité contre ses alliés ordinaires.
Au vers 3 de l'hymne I, 170, dont une partie est également consacrée à la querelle (vers 2) et à la réconciliation (vers 5) d'Indra et des Maruts, c'est à Agastya qu'Indra reproche de le négliger, de ne lui faire aucune offrande. C'est probablement une prière du même Agastya aux Maruts qui est insérée, un peu û*tificiellement, dans l'hymne I, 171, dont elle forme le vers 4 ; il s'y excuse d'avoir, par crainte
i. Cette formule pourrait, il est vrai, g*eutendre comme celle du Tert IV, 19, 1 : a Les dieux choisissent Indra seul pour combattre Ahi. » Mais celle-ci même, surtout si on ne la sépare pas du vers suivant, peut passer pour on écho lointain et altéré de Thostilité qui a existé entre Indra et les dieux. (Voir III, p. 77.)
S. Proprement : c selon sa coutume >. C*est ce terme de c coutume » qnlndra relève au vers suivant : « Qu^est devenue votre eoatume, à vous! »
d'Iiidra, ioterrompu uu sacrifice préparé poux ^lu- Cfes d^ox passades rappraobéjs coju^Qrde^t ass^z bieju avec les légoxu]^ postérieures ^ d'après l^^uelles ludra et les Maxut3 se eool disputé les offrjEmdes d'Ag^tya. Bfciis il fout ajouter que, d'après le yer^ 4 de l'hymne I, 170, quand Indra reçoit »• tî«fa^tioQ d'Agastya, les Maruts ne lui (cèdent pas seuIewAol l'offrajide, il? la lui présentent avec le sacrificateur ; iU re^ preno^t eu^^-mêines leur rôle ordinaire de sacrifix^dtej}»^ cojnxne dans l'hymne I, 165 (ver^ 11). C'est à eux, em effet, que doit ^'appliquer le pluriel a Qu'ils préparent T^uteli qu'ils allument le feu »^ et c'est leur union avec A^tyâ qni est exprimée par le duel : « I^ous allons t'offrir tous deux te sacrifice, »
lue sacrifice d'Agastya est en efi*et un sacrifice mythique^ et Agastya lui-même, quoiqu'il passe pour le chef d'una raoe réelUî, X, 60, 6, ceUe de^ Mânas, I, 184, 5, cf. 169, 8; 171, f>\ 182,8; 189, 8, ou Mânyas, I, 165, 14 et 15; 177. 5; 184, 4» aiiisi appelés de ^n second nom, Mâna, 1, 117, Il \ n'est, comme tant d'autres ancêtres de familles aacerdotAle», qu'un représentant d'Agni ou de Soma. Il figure sou;» M» deux noms dans l'hymne VU, 33, sou;» celui de Mâna au y6ini 13, comme étant né, aânsi que Vasisb(ha, de la semence de Mitra et de Varuna, sous celui d'Agastya au vers 10« coiome apportant aux hommes le même Yasish/ha. On sait que Yasi^h/ha représente là le feu céleste dâsoendant dur la terre ^, et on sait aussi que le personnage qui ^porte la Cou oéle^te peut, en ^nérali être identifié au feu lui-même ^
Pans un autre morceau où le caractère mythique ùiAgfUb^ tya n'est pas moins évidents je crois trouver une raiaon àB l'identifier à Soma plutôt qu'à Agni. Je veux parler du curieux hymne I, 179, où Lopâmudrâ provoque se«( caresse» (vers 1 et 2) et se plaint de ses refus, rudhalah (vers 4), en des ter-