‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 243 sur 335 · Voir pourtant III, p · texte numérisé non relu

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64, 2 (et aussi I, 64, 4 ; H, 30, 11 ; V, 54, 10; 59, 6). Celle qui les fait naître « du sourire de Teclair », I, 23, 12, cf. 38, 8, ne doit pas non plus nous arrêter longtemps : elle semble n'être qu'une métaphore sans grande valeur mythique ^. J'attacherai plus d'importance à Tépithète sindhumàlarah « qui ont pour mère la rivière (céleste) », X, 78, 6. Cette rivière peut être une des formes de la « vache » qui passe aussi pour leur mère, I, 85, 3, cf. VIII, 20, 8. Aux vers Vni, 83, 1-2, la vache qui est donnée pour la mère et la nourrice des Maruts est en même temps représentée attelée à leurs chars et les traînant, et cette combinaison d'images conviendrait bien à la parole sacrée ^. Mais c'est sous le nom de Priçni que le personnage mythique de la vache ' mère des Maruts s'est définitivement fixé, I, 168, 9 ; 11,34, 2, cf. 10; V, 52, 16; 58, 5 ; 60, 5 ; Vil, 56, 4 (d'où l'épithète priçnimàlarah a ayant pour mère Priçni», I, 23, 10 ; 38, 4; 85, 2; 89, 7 ; V, 57, 2 et 3; 59, 6 ; VIII, 7, 3 et 17; IX, 34, 5), et c'est aussi sous ce nom qu'il convient de l'étudier pour en déterminer le caractère essentiel.

Le mot pviçni n'est pas toujours nom propre. Il est employé au pluriel, et appliqué aux vaches compagnes d'Indra qui (c cuisent ^ le Soma » dans le ciel, I, 84, 10 et 11 ; VIII, 58, 3, et qui abreuvent Indra, Vm, 6, 19; 7, 10.

Ce serait cependant une erreur de croire que dans tous les passages où, étant employé au singulier, il est appliqué, non pas à une vache, mais à un taureau, on doive nécessairement le prendre pour une simple épithète signifiant, selon le sens étymologique qu'on lui attribue, « bigarre, tacheté^ ». Les vers IX, 83, 3 et 4 oâ*rent la plus grande analogie avec les vers ni, 38, 5-7 consacrés au a taureau-vache » qui « a mis bas » (iWrf.) •. Au vers IV, 3, 10, il est dit positivement du tau-

1. Excepté comme témoignage du râle attribué aux Maruts dans les phénomènes de Torage.

5. Cf. plus haut, p. 277-278 et 288. Le texte contient encore un paradoxe de plus : cette vache tette, dhayali. Mais la prière est aussi représentée au ▼ers IX, 69, 1, comme un veau qui tette. Au vers I, 37, 10, on est tenté de changer l'accent du mot girah (paroxyton) pour en faire un génitif et le rapporter à sûnavah; les Maruts seraient appelés les « fils du chant sacré»,

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