CHAPITRE n
LES ^IBHUS
Le« iîibhus sont souvent désignés par un autre nom, ribhukêhan^ qui est donné aux Maruts aux vers Vlil, 1, 9 et 12; 20, 2. Le nom de leur père, Sudhanvan, primitif du patronymique êawlhanvana, I, 110, 2 ; 4 et 8; 161, 2 ; 7 et 8 ; III, 60, 1, 3 ; 4et 5 ; IV, 35, 1 et 8, est une épithète de Rudra, V, 42, il, père des Maruts^, qui aurait pu à elle seule désigner le dieu « au bel arc » , le personnage que nous rangerons dans la quatrième partie^ parmi les archers divins. Ajoutons encore que, comme les Maruts, les /îibhus semblent quelquefois vu groupe équivalant à ceux des Vasus, des 4<iityas, des meve devâh, V, 51, 13 ; VIII, 9, 12, c^est-à-dire exprimant simplement ridée de collectivité divine*. En tout cas le moj viçve, (( tous » , joint à leur nom comme à celui des A dityas, des Maruts et des Devas, au vers VII, 51^ 3, semble bien impliquer un nombre indéterminé de /îibhus, aussi bien que de Devas, de Maruts et dM dityas.
Nous verrons pourtant que les ^dityas, quoique forpaant parfois «n groupe indéterminé, composent plus souvent une triage ou une heptade. Le nombre des /îibhus a de même été précisé et fixé a trois. En cela déjà, ils se distinguent nettement des Maruts dont le nombre reste toujours indéterminé*.
Les trois /îibhus sont simplement distingués par les mots «ruii... Tautre... l'autre, » aux vers I, 161, 9 et 10. 1*9 vers IV, 33, 5 appelle Tun Taîné, Tautre le cadet, et le troisième le plus petit. Enfin, aux versl, L61, 6 ; IV, 33, 3 et 34, 1, ils reçoivent les trois noms différents de riblji^p, vibhvçn ei