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vâja. Les vers IV, 33, 9 et VII, 48, 3 remplacent le premier nom par celui de vibhukshâ, équivalant à ribhuksharij qu'on explique ordinairement dans le sens de « maître des Âibhus, premier des /{ibhus » .
Le mot TtbhUy en effet, s'il est au singulier le nom d*un des personnages de la triade, est en outre au pluriel celui de la triade entière. C'est là une nouvelle application de Tusage védique qui consiste à désigner deux ou trois êtres ou objets ordinairement réunis par le duel ou le pluriel du nom d'un seul d'entre eux\ Cela est si vrai que le mot ribhukshan lui-même s'emploie au pluriel dans le même sens que le précédent, IV, 37, 3 ; X^ 92, 11 ^ Il en est de même des autres noms, vibhvan et vâja, à cela près que le pluriel du premier est remplacé par celui d'un mot vibhû: vibhvàh. Chacun de ces pluriels vibhavah, ou ribhukshanàh, vibhvah et vdjdhj désigne la triade entière. Ce n'est pas tout. Ces pluriels peuvent s'ajouter les uns aux autres par de véritables pléonasmes, analogues à celui que nous avons constaté, par exemple, dans le double duel dyâvâprilhivi « le ciel et la terre ». Nous trouvons ainsi réunis au pluriel vibhukshanàhy VII, 48, 1, et au pluriel ribhavàh, IV, 36, 3, les deux autres pluriels vâjdh et vibhvah. Ailleurs, deux seulement de ces pluriels se trouvent rapprochés, ceux de ribhu et de vdja^ I, 111, 4; IV, 34, 3 et 4; 36, 2 et 4, ceux de vâja et de ribhukshan, IV, 37, 8; VII, 37, 1, ceux de ribhu et de vibhù pour vibhvan, TV, 34, 9. Enfin, il arrive aussi que les pluriels etles singuliers sont mélangés ^r'Vo/o vibhvdn ribhavàh^ ribhubhih *... vibhubhih... vdjah\ IV, 36, 6; VII, 48, 2, cf. rv, 34,5; 37, 1. Dans tous ces passages, l'idée de la triade est toujours présente à l'esprit du poète, ou, pour parler plus exactement, la triade seule est désignée ; mais elle l'est de deux manières qui forment pléonasme, d'un côté par les trois noms distincts, de l'autre par la désinence du pluriel ajoutée, soit à tous les trois, soit à deux ou à un seul d'entre eux.