‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 250 sur 335 · Voir plus haut, p. 77 et suivantes · texte numérisé non relu

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3. Les « excréments » de la vache, I,- 161/ lOy ne sont-ils pas destinés à être brûlés dans un sacrifice, cf. I, 164, 43 ?

4. Au vers X, 66, 10, les Aibhus sont représ^tés a soutenant I0 ciel )>« comme la plupart des dieux; mais, dans le môme pfMsage^ .l'épithèle iti/tosf(th c aux belles d ou plutôt « aux bonnes mains » rappelle leur habileté d*artisans.

Bref, tandis que les Maruts sont des prêtres guerriers, les /îibhus sont des prêtres artisans. Un tel caractère ne les destinait pas à contracter avec Indra une union aussi étroite que celle qui existe entre ce dieu et les Maruts. Cependant, des sacrificateurs qui « fabriquent i» à Indra ses Haris, avaient droit à l'amitié du dieu guerrier, et Tout en effet obtenue, III, 60, 3. Indra les a pris pour amis, III, 60, 3*, à cause de leurs bonnes œuvres, IV, 35, 7, et les associe à ses exploits, VII, 48, 3. Ils sont assez souvent invoqués avec lui, I, 111, 4; III, 52, 6; 54, 17; 60, 4; 5; 6 et7; IV, 33, 3; 34, 1 ; 6 et 11 ; IV, 37, 6 et 8. Le nom de iJibhukshan ou flibhukshâ, donné à Indra, I, 63, 3; 162, 1 ; 167, 10; VIII, 45, 29 ; 85, 21 ; X, 74, '5, pourrait s'entendre dans le sens de « chef dos itibhus ». Cependant, comme d'une part, ce nom est aussi donné au premier des Aibhus, et par suite à tous les trois ; comme, d'autre part, Indra est appelé Aibhu, III, 36, 2, en même temps que jRibhukshan, cf. X, 93, 8, il faut admettre qu'Indra, en qualité de chef des Aibhus, leur a été réellement assimilé. C'est un « nouveau Tîibhu » I, 110, 7. Ajoutons que l'auteur du vers VII, 37, 4, en même temps qu'il l'appelle Tîibhukshan, le compare à Vâja. Enfin, au vers X, 23, 2, Indra semble recevoir à la fois les noms de Aibhu, de flibhukshâ et de Vâja \

Remarquons en terminant que si les noms des Aibhus, et plus encore leurs œuvres conviennent à des représentants d'Âgni ou de Soma, leur nombre rappelle également les trois formes du feu et du breuvage sacré. Â la vérité, les passages où ils sont expressément distingués, I, 161, 9 et 10 ; IV, 33, 9, ne suggèrent pas directement une répartition des trois personnages entre les trois mondes. Mais l'auteur du vers IV, 51, 6 parle de leurs attributions distinctes à peu près dans les mêmes termes qui servent au vers I, 164, 15, cf. X, 82, 2, à distinguer les attributions de sept rishis, dont six correspondent aux trois ciels et aux trois terres, et le septième au monde invisible '. Une de leurs œuvres, le partage de la coupe unique en quatre coupes, qu'il accomplissent contre la volonté de Tvash/ri, paraît trouver sa meilleure explication dans l'op-

1. L^expression « fils d^Indra » appliquée aux Aibhus, IV, 37, 4, doit sans doute être prise au figuré. Indra est le père de Aibhus dans le même sens qu*il est le père de tous les sacrificateurs.

2. Indra est aussi appelé Tibhvas,Tihhvany I, 100, 5 et 12; i21, 9; VIII, !59, 3; X, 99, 5, et peut-^tre rihhva^ X, 120, 6.

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