‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 249 sur 335 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Go a vu tout à Theure (p. 401), qu*il est d« plus appliqué aux Marutt assimilés aux Aibhus.

H. Cf. au vers VII, 38, k, vcurunah... mitrâso aryamâ.

4. Dans ce passage, le singulier ribhuh joint à ribhiU>hihy et le pluriel vibhvàh joint à vibhubhih s'appliquent aux suppliants, qui souhaitent de devenir des /{ibhus, comme ailleurs, IV, 2, 15, de devenir des A^^giras.

5. Par une bizarrerie plus grande encore, on trouve au vers X, 93, 7 le pluriel ribhukshauàh rapproché du singulier rt6/iuh et du singulier vùjah.

D'autres fois, deux noms seulement se rencontrent, au singulier tous les deux, ainsi Rihhn et Vâja au vers I, 111, 5, /îibhukshà et Vâja aux vers V, 42, 5; VI, 50, 12; X, 64, 10. Mais on trouve aussi le nom de /îibhukshâ, I, 186, 10 ; II, 31, 6, et surtout celui de /îibhu (passim), tout à fait isolés. Le fait qu'un ou deux personnages de la triade peuvent en être détachés n'implique nullement, non plus que Tusage des pluriels pléonastiques, Tignorance du mythe qui âxe à trois le nombre des /libhus.

Des trois noms des /libhus, celui dont le sens me paraît à la fois le plus clair et le plus caractéristique est vâja. Ce mot, très usité dans le /?ig-Veda, qu'il signifie « force », ou a combat », ou « butin », puis « richesse », a toujours une valeur abstraite \ et il est intéressant de le voir appliqué à la désignation d'un des trois Aibhus. On sait en effet qu*Agni et Soma sont souvent le butin des victoires qu'Indra remporte sur les démons. Plus généralement, Âgni et Soma sotit la richesse par excellence. Le mot vâja est précisément un de ceux qui expriment cette idée. Au vers 12 de l'hymne II, 1, Agni est appelé successivement vâja et rayi <( richesse ». C*est aussi, soit Agni, soit Soma au milieu des eaux, qui paraît désigné par le mot vâjd au vers XIII, 1, 2 de TAtharva-Veda.

Dans le même hymne II, 1 du jRig-Veda où Agni est identifié successivement à tous les dieux et à tous les prêtres, nous lisons au vers 10 : « Tu es vibhu... tu disposes du butin, vâja^ de la richesse... brille, ô Agni, vi bhâsi» y etc. » On voit

1. M. Roth, et après lai M. Grassmann,ont, en outre, donné an mot le sens , de a cheval ». M. Grassmann a déjà reconnu que Tépithëte sthavira « fort » n*était pas une raison suffisante pour attribuer à vâja un sens concret dans les vers VI, 1, 11 ; 37, 5 ; VII, 93, 2. II a aussi abandonné les passages IV, 3, 15 et VI, 61, 4. (Cf. pour ce .dernier, le sens qu*il donne très justement à vâjintvatt,) Mais il n*y a pas plus de raisons pour renoncer au sens de « butin, richesse » dans un passage comme celui-ci: «Viens, ô Indra 1 avec des richesses», VIII, 2, 19, cf. IV, 29, 1; III, 30, 11. Le rapprochement d'an mot signifiant « cheval » n'est pas plus décisif. Aux vers I, 52, 1 et V, 84, 2, le mot Mja paraît désigner le but assigné au cheval ; Tauteur du vera III, 2, 3, appelle Âgn comme un cheval pour conquérir le butin ; enfin le vers V, 54, 14 s'explique par une apposition: « un cheval, comme richesse ou comme butin. » Je n'insiste pas sur les vers VI, 48, 4; VIII, 3, 11 ; 19, 18 etX, 12, 5, où le mot v^'a peut être interprété de différentes manières. Il doit être pris comme nom propre au vers VII, 37, 4, où il est employé au singulier à côté de ribhukshâ^ et au vers III, 26, 4, où il désigne au pluriel les Maruts^ appelés ailleurs TibhtLkshanah, Au vers X, 106, 5, les Açvins sont appelés v^'d comme ils sont appelés Tibhû dans le môme hymne (vers 7). Les deux derniers passages cités par M. Roth et par M. Grassmann sont interprétés dans le texte.

qu'apt'ès( le nom du premier des /?ibhils, le miot vâjà et le verbe vi bhâsi suggèrent l'idée dès deux autres personnages dùgfôùpé, Vâjaet Vibhvan. Mais le motvâjâ est pris néanmoins dans son sens ordinaire. Ici, d'ailleurs, il n'est pas dit qù^Agni est « le butin ». Même dans les hymnes aux ^ibhus, le pluriel du mot vâja est quelquefois remplacé, comme désignation dé ces personnages, par le pluriel du mot vâjih, ïtt, 60, 7; iV, 37, 4, où dii mot vâjavàl^ ÏII, 60, 5, « qui à » ou « qui apporte le butin, la richesse ». Nous trouvons encore k tbi^ du pluriel ribhavak^ le pluriel vâjaralnâh^ « qui ont |)oùr trésor le butin », IV, 35, 5, qu'on peut cônsidéref â tolonté comme une épithète du premier ou comme uiie désignation nouvelle de la triade, remplaçant le pluriel vâjàh. Le inême mot vâjâh paraît être également remplacé, aii vers IV, 36, 5, dans une éhumératiôn comprenant les troi^noms, par le composé vâjaçrutâsàh « illustres par le butin ». Ces différentes substitutions d'un mot concret au vrai nom qui est vâjd, ne saufaientinfimer notre interprétation de ce Iriot dans le sens abstrait. Elles semblent indiquer seulement É[ue les flishis se sont quelquefois étonnés eux-méihes de voir ûti nom abstrait donné à l'un des /^ibhus, et appliqué, par extension, â tous les trois, et qu^îls l'ont modifié en côùsé-' quence. L'auteur du vers VII, 48, 2 joue sur ce nom en disant : « Que Vâjà nous aide a conquérir le butin, vâjà ! » Passons aux deux autres noms. Le mot vibhvari n'est guère employa que comme nom propre', excepté au vers ï, 113, 1, où il sert d'^pithéiè à la lùrtiière de l'aurore, et au vers X, 8, 6, où il est appliqué à A^ni. Il paraît être synonyme de vibhu êtdevibhûy qui ont pris le sens de « souverain, maître », mais dont la signification primitive et étymologique doit être « qui se fépand au loin* ». Ccfs deux ternïès, eil tout cas, sont sottteùt appliqués à Àgni, I, SI, 2! ; 65, lO; l4l. S; ÎV, 7, 1 ; V, 4, 3j Xy 11, 4 ; 91, 1. Le mot vib/m l'est aussi à la richesse, aux

Îïi'é^ënts des dieux, I, 9, 5; II, 24, 10, fious trouvôrôhs plus oin l'oecasion de mettre à profit cette remarque.

4. Il peut être pris ainsi dans le composé vibhvàiashia « fabHqd^ par Vibhvan ». ïl semble désigner, au vers V, 46, 4, un personnage distinct del /tibhus. On ne peut s'étonner, si c'est un nom du feii, qu'il àoii appliqué â Mâtariçvan, I, 100, 2, ainsi que le nom dd rihhily X, \^o, 6. Siîf lé coinposé vibhvdsah^ épithète de la richesse, V, 10,7; IX, §8, 1, voir plùrf bas, p. kdl.

i. Cf. vibhUr vibhâvd, V, 4,2; X, §t. 1, vibhvàm viçë-viçe, it, 7, 1 ; i, 46, < et viçvathd IniAwh, I, îil, 8; It, 24, H.

(Jbant au mot ribhil, M. îloth lui â donné le ^en^ â' « habile » (côtnirie adjectif) et celai d*^ « âftîâàn » (coMme siïftsfantif). Maiâ dâù^ tous leâ emplois de ce mot où îï est question d'art ou d'habileté, il peut d^ig^ùôr le flTibhii ou lô^ /îîbhtis etrxmériies. Il est donc impossible d'en tîfer auctïÈt argument cf^dsif efi faveur des sens pfoposé^. L'idée d*hâb11e artisan semble attachée ati mot vibhvan aussi étroitement qtt'âu mot ftbhu: je û'en veux pottf preu'té qtïô U composé vibhvatashta, a feit par Vibhvan ». Cependarît il est certain que rien, dans ï'étymologîe du mot Vibhvan, ne Suggère particulièrement ridée d'ûû artisan.

On a considéré aux Vers IV, â7, B et VlII, 82, 34, le mot ribhu comme une épithète ie ïâ richesse. ît faut remarquer ûtLé dette épithète fie sefait attribuée k la richesse que dans aôs Conditions toutes particulières, la première fois dans une invôôation slUX /tibhus, appeléiâ là /{ibhilkshans, et dans les deux cas, avec allusion à Vâja, l'un des trois /libhus dont lef nom sîgnitfé « richesse ». Ce qui d'ailleurs est plus sigliificjatîf, ô'eôt qué le mot ribhu est, au vers VlU, 82, 34, accompagné dti mot tibhUkshdn, construit dé la même manière. n ë^i VMî qu'oïl a proposé la correction ribhukshanah qui nous fâmènerait au cas du Vers ÎV, 37, 5. Mais je Crois qu'on petit évîtéf cette modification du texte éH admettant qtïé lé peri^Oâfiagë appelé /Tibhu et /Tibhukshan est lui-même la ilchésslé demandée. Lé vers IV, 37, 5 complète bien la désignation de cette richesse par Tépithéte indrasvanlam* t Comprenant îndrâ », et lo /?ibhu a pa d'autant plus aisément être Conçu comme la richesse de celui [qui Timplore, qué ië nom dé Éùn ffèfé Vâja.ti'â, Comme je viens de le rappelée, d'àtitfé sens que « btltin. richesse ». J'ajouterai que r^pithète vibhvâ'Sàh attribuée a la riche^âé qu'on demande aux dieux, V, 10, 7; IX, 98, 1, paraît signifier « maîtfes^e dé Vibhvâû * » et impHqtléf l'assimilation dé Vibhvan, aussi biéii ^tie dé /iibhu et dé Vâja, a là richesse par excellence*.

Ein somme, il ne paraît pas posâible de tlref des citationd pf^cédentéâ aUCûné indicatioù tut le sens primitif dtl mot

4y Cf. le TCfrs I^ 111, 2 aii Fou demande àut Aibkus « «lae iàreë dM&f»r«^ naBt le Aibhu ou les Aibbus », vibhumad vayah,

i. Cf. yaJTià'Sah^ épithète d'Agni, X, 20, 7, d'une part, et dyumnd-sah, épithëte de la source divine, I, 121, 8, de l'autre. Elle équivaudrait à c qui |ik>cn^6 li où H qui comprend là richeue par excellente ».

3. L*épith4te vibhva-iashia, iV, â6\ ^, fait èiiniflemènt de la NcheMe ûné « prôdùctioti » dé Vibhvaii.

ribhu. Il est bien vraisemblable que la racine en est ra6A, dont le sens propre est « saisir ». Mais quelle est la modification qu'aurait subie ce sens dans le mot ribhu? Je ne connais dans tout le /Îig-Veda qu'un passage qui puisse jeter quelque lumière sur cette question. C'est le vers VI, 3, 8, où Agni est comparé au /îibhu en ces termes : vibhur na Ivcsho rabhasâno adyaut. L'intention d'un rapprochement étymologique entre Tibhu et rabhasâna paraît évidente. Le second mot est, il est vrai, un a7:a; slpyjpivov; mais il est évidemment parent de l'adjectif rabhasa, qui signifie « vif » et même a violent », et d'autres fois « brillant, d'une couleur vive », Il est remarquable que ces deux sens appartiennent également au mot iveshay qui accompagne dans notre texte rabhasâna, et il paraît naturel de les attribuer aussi au mot ribhu. C'est cependant sur le sens de « brillant » que le poète aurait voulu insister, puisqu'il emploie le verbe adyaut : a Agni, brillant d'une couleur vive, a resplendi comme /îibhu. »

Ce qui est certain, c'est qu' Agni a été, non seulement comparé au Tîibhu, comme dans le dernier passage cité, mais appelé lui-même /îibhu, III, 5, 6 ; V, 7, 7. Même observation sur Soma. Comparé au /îibhu au vers X, 144, 2, il reçoit lui-même le nom de /îibhu dans le même passage et au vers IX, 87, 3. C'est sans doute encore, soit Agni, soit Soma, qui est désigné par le motri6/m au vers I, 121,2. Le même nom est donné à Mâtariçvan, X, 105, 6, qui reçoit aussi celui de Vibhvan, I, 190, 2; or Mâtariçvan, n'est qu'une forme particulière d'Agni. Enfin les mots ribhva, ribhvan^ ribhvas, vraisemblablement synonymes de ribhu \ sont appliqués à Agni, X, 20, 5; 69, 7, à Soma, IX, 86, 5, à ces sacrificateurs célestes qu'on appelle les Maruts, V, 52, 8, et enfin à Tvash^ri, VI, 49, 9, qui joue aussi souvent le rôle d'un sacrificateur ^.

Les fonctions sacerdotales sont également l'un des attributs, et même l'attribut essentiel des /îibhus. En d'autres termes, ils ne partagent pas seulement leurs noms avec Agni et Soma, ils jouent dans la mythologie védique un rôle qui est avant tout celui des deux divinités liturgiques. Les /îibhus ont fait la prière, X, 80, 7, pressé le Soma avec les pierres, III, 54, 12,

1. Mais quelquefois, sans doute, dans le sens étymologique, quel qu'il soit, de ce mot. Au vers I, 56, 1, le mot ribhvas est Tépithëto d'un char.

2. Sur rapplication des mots ribhUj etc., à Indra, voir plus bas, p. 4tS.

et leurs hymnes ont retenti particulièrement en Thonneur dlndra, 1,51,2; VIII, 3,7.

Dans le dernier passage, ils sont nommés avec les Rudras ou Maruts. Nous avions déjà signalé plus haut d'autres ressemblances entre eux et la troupe des dieux prêtres par excellence. Mais, comme sacrificateurs, ils rappellent surtout les Angiras, et plus généralement les ancêtres divinisés. Ils sont en effet appelés les fils de Manu ou de l'homme, manor napâtàb, III, 60, 3, et les sacrificateurs actuels sont appelés les fils des /îibhus, X, 176, T. Il est dit en propres termes, au vers I, 110, 4, que, par leurs œuvres, les /îibhus, «qui étaient mortels, ont gagné l'immortalité ». Cette acquisition de l'immortalité ou de la divinité par les /îibhus est formellement exprimée en vingt autres passages des hymnes, et toujours présentée comme la récompense de leurs œuvres. Les /îibhus ont gagné l'immortalité, IV, 33, 4, l'immortalité chez les dieux, IV, 36, 4, la divinité III, 60, 2 ; ils sont allés à rimmortalité. III, 60, 3, par leurs pratiques pieuses. Ils ont été trouver les dieux, I, 161, 6 et 7; ils se sont élevés dans l'espace du ciel, I, 110, 6 ; ils ont pris le chemin de l'immortalité et se sont réunis à la troupe des dieux, IV, 35, 3. Ils sont devenus, par leurs pratiques pieuses, des dieux, des immortels, et ils se sont posés comme des faucons dans le ciel, IV, 35, 8. Ils sont arrivés à la demeure de Savitri,I, 110, 2, qui leur a donné l'immortalité; ibid., 3. Quand Agni leur apporte les ordres des dieux, il ajoute: « Si vous faites cela, vous deviendrez, avec les dieux, dignes du sacrifice, » I, 161, 2. Et en effet, les /îibhus ont obtenu une part du sacrifice in, 60, 1, une part du sacrifice parmi les dieux, I, 20, 8, cf. I, 161, 6, ou simplement le sacrifice, I, 20, 2. Leur part du sacrifice est d'ailleurs expressément désignée en plusieurs passages : c'est la troisième libation, I, 161, 8 ; IV, 33, 11 ; 34, 4; 35, 9.*

Au caractère de sacrificateurs divinisés, il faut ajouter celui d'artisans mythiques. L'opération des /îtbhus est exprimée d'ordinaire par la racine taksh, « fabriquer » et nous

1. Ct. encore le vers VII, 35, 12, où les /{ibhus sont rapprochés des pitris on ancêtres.

t. Au vers I, 161, 5, les « différentes formes » des Aibhus peuvent être non seulement leurs formes terrestres et leurs formes célestes, mais encore leurs formes visibles dans le ciel et leurs formes cachées dans le monde invisible, cf. I, p. 97, etpassim. Dans le même passage, la « jeane fllle » rappelle la Rodas! des Maruts, la SaramA des Angiras, etc.

lisons au vers ÏV, 33, 9, que Vâja est devenu ïWvrier des dieux, flibhukshan celui d*Indra, et Vibhvan celui de Varuna. Leur métier par excellence est celui de charrons. Mais ces cliarfôns iiè fabriquent pas seulement des chars : iïs fabriquent aussi les attelages. C'est que chars et attelages ne sont autre chose primitivement que les prières avec lesquelles ils amenaient les dieux à leurs sacrifices, ou ces sacrifices narines ^ En d'aiîtfes termes, le caractère d'artisans divins se confond dtez les /Sfibhus avec celui de sacrificateurs.

Lé char l^abrîqu^ parles /îibhus, ï, 111, 1; IV, 33, g, cf. VÎÏI, 64, 5; YjL, 21, 6, est ordinairelnent destina aux Açvins^ ï, ÔO, 3;' l6l, 3 et 6; X, 39, 12. ïls l'ont fait « de leur esprit, par là reflexion », manasas pari dhyayâ, iV, S6, 2, et il semble permis de chercher dans ces termes une allusion à la nature réelle et primitive du char. Le char sans chevatix, sans renés et à trois roues, parcourant l'espace, dont il est question au commencement de Tliymne IV, 36 aux /libîius* paraît bien représenter âiissi leur triple sacrifice.

Les chevaux « fabriqués » par les Aibhus, iV, 34, 9, sont ordiriàîremerit les deux flaris d'Indra, I, lll, 1; Ï6I, 3 et 6; IV, 3S, 5. Lés /îibhus les ont faits « avec leur esprit », et ils sont attelés pat la parole, c'est-à-dire par la prière, 1, 20, 2, ou plutôt ils sont la prière même. Le vers ÏV, 33, 10 est à cet égard très significatif: les /îibhus ont, pour Indra, fait de leurs hymnes^ deiix Ëaris faciles à atteler^.

Fabriquer des chevaux où des chars ^ pour les dieux, c'est les amener, les faire a{)paraitre. La même idée est encore exprimée dahâ les hymnes aux /îibhus sous une forme d'une hardiesiâé singulière. Les Aibhus ont « fabriqué, iatakshuh » les dieux éux-Siêfties, les Açvins par exemple, iV, 34, 9; c'est a /ftbhu qti^Agnî est çompai'é quand il a fabrique » la troupe dés Mârùt^, Vl, 3, 8, et Indra, à sa naissance, Reçoit répithète vibhushiira, VIII, 66, 8, que j'interprète <it fort, Solide, gfâCé aux /îibhus», et éellé, nlus claire encore, de vibhvaiàshtd a fait par Vîbhtàn » , Ilf, 49, 1 .

Dâiis lés différentes oëiivfés qu'on leur attribue, les /îibhus

i. Ct. plus haut, p. 283 et passim.

2. Cf. II, 18{ 7. II est dit au vers 1,161,7^ que, d'un cheval^ les Aibhus ont fait un cheval, ou plutôt sans doute qu'ils ont fait « cheval sur cheval » (pour cet emploi de Tablatif, cf. I^ 164, 23), qu'ils ont multiplié les prières. Cf encore i*hvmne il, 18 (plus haut, p. 285).

3'. Les Âibhus sont aussi armuriers; mais ils semblent ne fabriquer ffl9 des armes défensives, des cuirasses, amsatra, IV, 34, 9.

gardent \eut doublé caractère d'artisans et de sàcHficatettrs. Tous léâ dieul fôût Coùlef ïes rtvîères célèàtes : tnâîs VMVàii le§ (< fabrique >), V, 42, lÔ. tous aussi fbûf fepditkiti'ê k tâôTiéf cacbéél ; maïs les ^îbhus l^ont faite, càkfuii, ÏV, 33, 8, cf I, l6i, 3, l'ont fabriquée tàkè/idri, ï, 20, 3, imdkêhuh, IV, S4, 9. Quelquefois méïne, cette Vàé'he beût ^tré iêvLv ptiëtë conïïné le char des AOvîriS et les Saris aîhAt^ : elle e^t érti effet, d'après les fefs 1, l6Î, 3 et 6, tf, IV^ 33, 8, destîtf^é fétf etx â Briliàspàt}, lô maître de la |)riêfé. Le bôète qui les pHe d' « étèndi'e » là vache brillante, iV, 33, 1, semblé idiêôtîflef' tfétte vaôhô avec la terre, cf. V, 85, 1, ihàk tàû gàhs alîùâidn âtt saCtifiôé du Somà, dans lequel dfi étënA «hè peau dévâchè, et au carâctèfè des Aibhtis Cônèidéf^^ tblatTàë ià^nûdàieûfs. C'est Cet^tairiehieilt la vàdhé céleste qtié lëâ Aibhtis gârdéht tottte l'aLnûeé, et doût, tout le loûgdé î'ah'hée, ils ratnéhéût « là Ititôiéf o^, ùhâsas, ÏV, 33, 4. J'eft dirai âtitâfit de là fàehe boiteuse, î, I6l, 10, ^uî fâppëlle ééttë Vî^païâ t qui les Açvins, comfiàenôTis le véri^ôh^*. ont Abrihê ûfié jàiùbè de féf . Mais le èàracftèfe essentiel des jSiblius se tfahit de ridtî- Veâii dan^ 6ë détail qti'ils « décôilpeht les dÈaîrs » de îà vàch^, I, l6ï, 10; iV, 33, 4. Réunie là Vache à ôotï i^ôâti, f, llO, S, ëât encore Une œuvre qui peut étfe attribuée à tliï dieu quelconque : mais les i?ibhus orit <f fabriqué ^ là riîêfô iJôuf le'Veàti, I, îll, 1. La vache di^t)àrué* pàâsë pùnt être éïivéldppèe dans une peau, la «beau dil dôririé'ùf », idé'ùtiquè iU séjour dàôhé de la vache '. Leà iîibhùs tîfeht la tàéhé àë céftë peaii, 1, 161, 7; IV, 36, 4, té qui revient â dîi'è qull^ éôôrcHent la tâche, ï, 110, 8 ; il est biëh difficile dé ne pâë voir, ici encore, tihe allusion â ï'ôëûvfé du éâëfiflcë*. Qtiàiïd leé Rïhiiui rajëuhi^sént lëùrà parëùtâ, d'eè't-à-difé le éiél et la terl'ë,^ 1, 161, 3 et 7; IV, 33, 3; 36, 5; 3ë, S, ëf. 1, ils accotiiplissëht ce prodige au nioyë'h dé « f6trht(leâ efflôâéés », I, 20, 4, Ott gMdè â leui» Habileté ëomtiië âftisàh^, f, llO, 8, df. î, ^, 4; IV, 33, 2. liront «' khfïqUé >>, Idkshàh, «hë jéHnèséë â léuts parehts, î, iil, 1,' ils oïit « fabriqua » lèùM pâfeïits méîûëS, IV, 34, 9^.

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